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trainement avec ceux qui ne le sont pas. On les range par catégories ; à chacune d'elles on assigne un but différent. Les chevaux entrainés ont à parcourir une carrière beaucoup plus longue.
L'hippodrome dans ce cas s'appelle ET Midmar, et le savant Bokhari dit à ce sujet :
« Le prophète a fait courir ensemble les chevaux entratnés (EL Moudmara);, ?{ leur a fixé une distance de sept milles à parcourir, tandis qu'il faisait pour les chevaux ordinaires une distance d'un mille seulement. » (Le mille équivaut à un kilomètre.)
On fait courir les chevaux par groupes de dix ; mais avant de les laisser partir, et pour empêcher les départs précipités, voiei les précautions prises :
On tend une corde qui touche les poitrines des chevaux et dont les deux bouts sont tenus par deux hommes de chaque côté de la ligne des chevaux.
Cette corde s'appelle E7 Mikbad et El Mikouas—et, à cette occasion, le prophète a dit : « Le cheval court d'après sa race, mais placé devant le mikouas, il court d'après la chance de son maître, » ou, en d'autres mots : dans les circonstances ordinaires, la vitesse des chevaux est relative aux qualités de race plus ou moins bonnes dont ils sont doués; mais, dans les courses, le succès dépend beaucoup de l'habileté de leurs maîtres, et très-souvent un cheval du sang le plus pur est devancé par un animal moins noble.
À chacun des dix chevaux qui ont couru, on assigne un nom particulier, d'après son rang de vitesse.
Ainsi, celui qui arrive le premier au but s'appelle Modjalla (ôtant), parce qu'il ôte les soucis du cœur de son maitre.
Le deuxième se nomme El Mousalli, du mot salouan, pointes des fesses, parce qu'il suit le premier de si près que le bout de son nez touche la croupe de celui-ci.
Q IL faut que je sois le mousalli (que je sois le second) si je consens à ce que tu gagnes le premier prix. »
Le troisième a pour surnom El! Msallh (le consolant), parce qu'il console son maître, qui est content qu'il n y ait qu'un cheval entre le sien et le premier.
Le quatrième, El Tali, ou le suivant.
Le cinquième El Mourtah, cinquième doigt de la main. Le sixième El Aûâtif.
Le septième ET Hadi (le chanceux), parce qu'il a sa part de succès avec les premiers.
Le huitième El Mouammil (qui donne des espérances),
parce qu’il faisait espérer à son maître de faire partie des gagnants.
Le neuvième El Lathim ou le souffleté, parce qu'il est humilié ou repoussé de tous les côtés.
Le dixième Es Sokeit (le taciturne), parce que son maitre essuie la dernière humiliation sans prononcer une parole. La honte lui ferme la bouche.
De ces dix chevaux sept gagnent un prix et les derniers n obtiennent rien.
A l'extrémité du midmar (l’hippodrome), se trouve une grande tente où .on laisse entrer, pour les abriter, les sept chevaux gagnants, mais on en repousse les trois autres ignominieusement.
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