‹ Les chevaux du Sahara et les moeurs du désertChapitre 16 sur 89 · I£S;€îHiViUX DU SlUIARÀ · texte numérisé non relu

I£S;€îHiViUX DU SlUIARÀ

Sidi*IShikh des cfaeviaœL âe^son pays ; et, eomme f affectais deTévoqoer en doute les opimons qir'il avait émises ^— V<)us ne poaytzooflwprendre cela, vous autres chrétiens, me dii-il fen sô levait brasquernent, les cbevanx sont nés richesses, DOS joies, «oftre vie; notre religion. Le, prophète n'a-t-il pas dit:

« Les Uetts detewQjtde, jusqu'au jour du ju§ement iiernier, &ermtf métis aux crins qui sont entre les yeiix de vos chevaux, »

— J'^i lu le Kor&n, hii r^ondis-je, et je n'y ai point troHvéces paroles.

— Vous ne fes trouverez pas dans» le Roran, quiestla voix de Dieu, mais bien dans les conversations' de* notre 'seigneur 'Mohamed. (Haditesiéna Mohamed,)

— ' Et vous y crô}'«z ? rfïpris- je.

— ^Avantde vous quitter, je veux vous faire voir -ce qui peut arriver à ceux qui croient.

Et mim interlocuteur me ■ raconta gravement Thistoire ' suivante :

Un ^hoHime' pauvre, confiant dansles paroles du prophète que je viens de vous citer, trouva un j^ur une jument morte ; il lui coupa la tête et Tonterra sous le seuil de sa porte, en disant : Jenieviendrai riche s'il plaît kWieniAnchailah), Cepondaot ksjours^ se suivaient et les richesses n'arrivaient pas; mais ]e*croyant ne douta point. Le sultan deson pays, étamt sorti pour visiter un lieu saint, vint à passerpar hasard devant la modeste demeure^du^ pauvre Arabe ; eîie ëtait située à T^xtréraité d'une petite plaine bordée* de grands-arbres et fécondée pat un joli ruisseau. Le Heu lur plut, ilUt faire fcake à sa brillante escorte, et mit pied à terre pour se reposer à l'ombre. Au moment où il allait donner le signal duKiépart, son cheval j qu'un-esdaveetaitchargé desuiTeilier, impatient de dévorer l'espace, semit à hennir d'abord, à piaffer ensuite, et fit si bien enfin qu'il s'échappa. Tous les

AMOUR' DE L'ARABE POUR LE «lEYAL. 50

Mais des^ats ^ p<»ur U- rattraper furent longtejups mutiles, et 14)» cooMnêBçait à en désospérer, quand on le vit tout à Govp slarréter de lui-même sur le seuil d'une vieille masure '^'il flairait en la fouillant du pied. Un Arabe, ju&riue-là spectateur impassible, s'en approcha alors sans Teffrayer, eoHune &*il en eût été connu, le caressa de la voix et de la main,, le saisit par la crinière, car sa bride était en mille piôces, «et, sans difficulié ^ucune^ le ran^ena docile au sultan étoimé.

— iCommentdoKtcas-tu fait, lui demanda Sa Grandeur,{Miur doiapter4iiQsi l'unies plus fougueuxaaimauxde TArabie?- — You& ne sere& plus surpris, seigneur, répondit le croyant, qua&d vaus saurez qu'ayant appris que tous les biens de ce monde jusqu'au jour du jugement seront ftendus aux crins qui sont «ntre les yeux de nos chevaux, j'avais esnterrésous ■ le. seuil de ma maison la tète d'une jument que j'avais trouvée morte. Le reste s'est fait par la bénédiction de Dieu.

.Le sukan fît à l'instant creuser dans l'endroit désigné, et, quand il eut ainsi vérifîé les assertions de l'Arabe, il s'empressa' de récompenser celui qui n'avait pas craint d'ajouter fUne foienUère aux parodies du prophète. Le pauvre reçut en. présent un beau ^^eval, <des vêtements superbes et des richesses qui le mirent à l'abri du besoin jusqu'à la fin de ses jours.

^~ Vous, sa vei maintenant, ajouta le marabout, ce qui peut arriver à ceux qui creient; et, sans attendre. ma réponse, il mesalua des yeux^àlamaaièredes Arabes, etsortit.

.£lètte légeade est populaire dans, le Sahara, et les paroles

du propfcète, sur lesquelles elle est foûdée, y sont un article

de foi. Que leproph^ les ait dites ou non, elles n'atteignent

.pas moins sûrement le but que s'est proposé leur auteur.

Le peuple arabe aime leshouEeurs^ le pouvoir, les riches-

ses; lui dire que tout cela tient aux crins de son cheval^ c'était le lui rendre cher, le lier à lui par T^ttrait de Tintérêt personnel. Le génie du prophète allait plus loin encore, sans aucun doute ; il avait compris que la mission de conquête qu'il a léguée à son peuple ne pouvait s'accomplir que par de hardis cavaliers, et qu'il fallait développer chez eux l'amour pour les chevaux en même temps quela foi dans l'islamisme.

Ces prescriptions, qui toutes tendent vers un même but, revêtent toutes les formes : le marabout et le thareb' les ont réunies en sentences et légendes, le noble (djieud) en traditions, et enfin l'homme du peuple en dictons et proverbes. Plus tard, proverbes,- traditions et légendes ont pris un caractère religieux qui les a pour jamais accrédités dans la grande famille des musulmans.

Quand Dieu a voulu créer la jument, proclament les âoulamas, il a dit au vent : : « Je ferai naître'de toi un être qui portera mes adorateurs, qui sera chéri par tous mes esclaves, et qui fera le désespoir de ions ceux qui ne suivent pas mes lois; » et il créa la jument en s'écriant :

cf Je t'ai créée sans pareille, les biens de ce monde seront placés entre tes yeux, tu ruineras mes ennemis, partout je te rendrai heureuse et préférée sur tous les autres animaux, car la tendresse sera partout dans 4e cœur de ton maître. Bonne pour la charge comme pour la retraite, tu voleras sans ailes, et je ne placerai sur ton dos que des hommes qui me connaîtront, m'adresseront des prières, des actions de grâces, des hommes enfin qui m'adoreront, d

La pensée intime du prophète se dévoile ici tout entière ; il veut que son peuple seul, à l'exclusion des infidèles, se réserve les chevaux arabes, ces puissants instruments de guerre qui, dans les mains des chrétiens, pourraient être si funestes à la religion musulmane. ^

Cette pensée, que le bas peuple de la tente n'a pas vue peut-être sous le voile symbolique dont elle est revêtue, n'a

AMOUR DE L'AllABE POUR LE CHEVAL. il

poiot échappé aux chefs arabes. L'émir Âbd-el-Kader, au plus fort de sa puissance, punissait impitoyablement de mort tout croyant convaincu d'avoir vendu un cheval aux chrétiens; dans le Maroc, on frappe Texportation des chevaux de droits tels, que la permission d'en sortir de l'empire devient illusoire; à Tunis, on ne cède qu'à regret à des nécessités impérieuses de politique; il en est de même à Tripoli, en Egypte, à Constantinople, dans tous les États musulmans enfin \

Parlez-vous de chevaux avec un djieud, ce noble delà lente, qui tire encore vanité de ce que ses ancêtres ont combattu les nôtres en Palestine, il vous dira :

Rekoub el ferass,

Teloug el merass, ^

Ou tekuerkib el akhras,

Yegiielaâ edoude men errass.

Le monlemenl des chevaux, Le lâchement des lévriers.

Et le cliquetis des boucles d'oreille Vous ôtent les vers d'une tête.

En causez -vous avec l'un de ces cavaliers [mekhazeni), dont la figure bronzée, la barbe poivre et sel, et les exostoses * prononcées de ses tibias annoncent qu'il a vu bien des aventures, il s'écriera :

El Kheil lel bêla El ybel lel Khela Ou el begueur Lel fekeur.

^ J*ai la certitude que, dans certains pays musulmans, sur la liste des présents obligés, en regard d'un nom chrétien, le donateur avait mis : Kidar ala KhraUr el Roumi. — Une rosse pour le chrétien.

* Les exostoses prononcées de ses tibias. L'œil de Tétrier arabe occasionne toujours des exostoses sur le devant des jambes. Par elles, Ton peut, à première vue, distinguer le riche du pauvre, le cavalier du tântasrki.

43 LES CHEYÂUX W SAHARA.

Les ehcTaux pour la dispute^ "

Les chameaux pour le désart, Ejt les bœufs pouc h pauYT^. .

Ou bté» il votrsrappdîôrrqiiei lorsque le prophète faisait des expéditions pottr engager lés Arabes à soigner leurs chevaux^ il donnait toujours^ux -parts de prise à i;eliii qui l'avait accompagné bien monté.

Le voluptueux 'thaleb, homme de Kéu ppur lé mojide/ qvi vit dans là patesse^conten^plative, sans autres soins q^e cewx'de^satoîlette, sans autre travail que celui d'écrire des talismans et de faire dés amulettes pour tous et pour toutes, vous dira les yeux baissés :

Djennetel ard âla dohor el Kreïly, Ala Montalat-el-KMoube,

Le paradis de la terre se trouve sur le do&ies chi^aux» « Dans le fouillemenixles livres, Ou bien entre les deux sein» d'irae femmei*

Ajoutera-t-il, s'il n'y a point là d'oreilles trop sévères :

Ou ,beine.Guerabem Emuçfil

Qûe^st vous interrogez l'un tié cesyieux patriarches arabes (chikh), renommés par leur sagesse, leur expérience et leur hospitalité, il vous répondra :

— Sidi-Aomar, le compagoon du prophète, a dit :

« Aimez les chevaux, soignez-lesy ils méritent votre tendresse; traitez-les comme vos enfants, et notirrissez-les comme des amis de la famille, vôtissez-les avec soin! Pour l'amour de DSeu, ne vous négligez: pps, car.voua.vous.en jep^nliriea* dans cette maism et dam lavJtûte^ .

Avez-^ttufi eftfiù lébonheurde rencontrer «ur* votre rouie Tun de ces trouvères errants (medahh, fessehh) qui passent . leur vie à voyager de tribu en tribu, pour amuser les nooin-

AMOUR OB' L^ARABE TOim LE CHEVAL. 45

breux loisirs de nos guern«tSTtpe»teurgvdid«:d*un joueur de flûte (kuesob^y et s'acco»paji!tBl'd'U»^tâwb8»ri»'(te72dflir), d*une voix sourde mais noirsans hamiomc il vous chantera •

Bko'cbefikesMe setgoeiondeft cktffouxiè

Il est bIdiFttoilinBB lef igtenisoufirrombro^i

ËksoB crias BQÛflksoafemMbyMrtâ).

U peut ia>mf,il peutda êmb(i il devaM». le coupttl'wH

£1^ Ykilabla baiif ewrrd ain^ .

ILBoircit le coMirjdaAas eanm'a!!

Aux jours où lés;fiisëstjeftoucheditL .

Mebrouk * est Torgueil du pays.

Mon endea des juments de race, dont les aïeux lointains i

Se comptent dans nos tribus depuis les temps anciens ;

Modestes et timides comme' les- filles dufiuebla*,

On dirait .des g^elles

Qld paissent daoft les vallées, sous les yeux de leurs mères.

Les Toir, c*estxOublier.le& auteurs de ses jours!

Couvertes de ©jfeflà^letS q«ii fo«t pâlir nos-flew»;

Elles marchent «n sultânestparëes pour lelirr plaisirs.

Uri nègre du- Kbrt les ^soigne'*,

Leur donne rdi^e-pnrey les 'abteuvrdeUaitage

Et les conduit aithainv

Dieu'léff ppéserve du'B!ra»¥«is*œil^ ï

* MehroukjQui dire Thèureux. .

* Gueblâ, sud, Sahara, déSert.

' Djellakf couvertes en lame plas eu moio« ornées de dessins, sulvunt la fortune des chefs de tente, très-larges, très- chaudes, et enveloppant le poitrail et )»«roii^e^d«eliei«k<

par les musahnans ; ils. affHfeiuienl iràB^diflici)eBlâBtl l'arabe, sont .trèsattachéiKfà laur» dexcÂra etirèA-nfidèlea à lou?&inakfâs.i

* Dieu îeA-ptéitrvt du mamaisuctll VoicLxe 4ue.ie& Arabes -entendent par le mauvais œil [auyn) : quelqu*un vient vous dire : Oh I quel beau cheval, quelle belle jument vous avez là ! Craignez tout de lui, car il n'a parlé que part -envie; s'il l'eût tait' avec bi«nveillaiiee,il n'aurait^paa^man-' quéd'ajevtep? Que Dieu voas proté^^ouifrous-aGe^rdesa béfiédictiicm*iGe': mauvais œil cependant n'appartient paai tool lemoadei

4i LES CHEVAUX DU SAHARA.

Pour ses juments chéries, ' •

Mon onde m'a demandé Mebrouk en mariage.

Et je lui ai dit non :

Mebrouk, c*est mon appui, je veux le conserver

Fier, plein de santé, adroit et léger dans sa course.

Le temps tourne sur lui-même et revient ;

Sans dispute aujourd'hui, demain peut-être verrons-nous

S'avancer à grands pas Fheure de Yentêtement.

Pour une outre pleine de sang, me répondit mon oncle,

Tu m*as jauni la figure ^ devant tous mes enfants.

La terre est vaste; adieu.

Mebrouk, pourquoi hennir ainsi pendant le jour, pendant la nuit?

Tu dénonces mes embuscades et préviens mes ennemis.

Tu penses trop aux filles de nos chevaux,

Je te marierai, ô mon fils!

Mais où trouver mes ami$.

Dont les juments sont si nobles et les chamelles des trésors?

Leurs nouvelles sont enterrées;

Où sont leurs vastes tentes qui plaisaient tant à Tœil?

On y trouvait le tapis et la natte ;

On y donnait l'hospitalité de Dieu,

Et le pauvre y rassasiait son ventre.

Elles sont parties!

Les éclaireurs ont vu les mamelons,

Les braves ont marché les premiers,

Les bergers ont fait suivre les troupeaux,

Et les chasseurs, sur les traces de leurs lévriers si fins,

Ont couru la gazelle.

Avez-vous entendu parler de la tribu db mes frères?

Non; eh bien, venez avec moi compter ses nombreux chevaux;

Il est des couleurs qui vous plairont.

Voyez ces chevaux blancs comme la neige qui tombe en sa saison;

Ces chevaux noirs comme l'esclave ravi dans le Soudan;

* Tu m'a» jauni la figure. Le rouge, les couleurs éclatantes, sont chei les Arabes le partage du bonheur ; les couleurs sombres, le jaune princi* paiement, sont des indices de malheur.

AMOUR DE L'ARABE POUR LE CIlEYAL. 45

Ce» chevaux verts * comme le roseau qui croît aux bord des fleuves;

Ces chevaux rouges comme le sang, premier jet d'une blessure,

Et ces chevaux' bleus comme le pigeon quand il vole sous les cieux.

Où sont ces fusils si droits, plus prompts que le clignement de l'œil?

Cette poudre de Tunis, et ces balles, fabriquées dans des moules ',

Qui traversaient les os, déchiraient le foie,

Et faisaient mourir la bouche ouverte ?

Quand je cesse de chanter, mon cœur m'y porte encore ;

Car il brûle pour mes frères d'un feu qui dévore mon intérieur.

Nulle part je n'ai vu de pareils guerriers.

0 mon Dieu ! rendez aveugles ceux qui pourraient leur porter envie !

N'ont-ils pas de vastes tentes bien pourvues de tapis,

De nattes, de coussins, de selles et d*armes riches?

Le voyageur et Torphelin n'y sont-ils pas toujours reçus

Par ces tnots de nos pères : a Soyez les bienvenus! »

Leurs femmes, fraîches comme le coquelicot,

Ne sont-elles pas portées sur des chameaux,

Ces vaisseaux de la terre *,

Qui marchent du pas noble de Tautruche?

Ne sont-elles pas couveites de voiles

Qui, traînant loin derrière elles, désespèrent même nos marabouts?

tie sont-elles pas parées d*ornements, de bijoux enrichis de corail,

Et le tatouage bleu de leurs membres ne fait-il pas plaisir à voir?

Tout en elles ravit l'esprit de ceux qui croient en Dieu ;

Vous diriez les fleurs des fèves que l'Éternel a créées.

« Ces chevaux vert$. — Les Arabes considèrent comme vert le cheval que nous appelons louvet, surtout quand il se rapproche de Tolive un peu mûre.

* Et ces chevaux bleus. — Les Arabes appellent bleu le cheval gris étourueau foncé.

• Et ces balles fabriquées dans des maules. — C'est, en général, un luxe pouf les Arabes, et surtout pour ceux du désert, que d'avoir des balles fabriquées dans des moules. La plupart du temps ils font des baguettes do plomb et les coupent ensuite par morceaux.

• * Ces vaisseaux de la terre. — Le chameau est un animal tellement utile aux Arabes du désert, qu'ils l'appellent avec raison le vaisseau de la terre. En effet, il est sobre, ne demande pas de grains pour sa nourriture, supporte admirablement la soif pendant plusieurs jours, enlève et transporte des poids très lourds dans les déplacements nécessités par la vie nomade.

4) LtS CHEVAUX DU SAHARA.

Et les jourjs me parussent hkn famg&î Voici près xl'uniaa qi|0, clouiè daii&ee Telt cnnuyeinrV Je n!al plus tu de.Toufi qiie los traoea ddiTo» campenests^

Q mon pigeon -chén,

Qui portez un. paataloa qui vouaiombei jusqu'aux pîeds^

Qui portez un burnous, qui. sied ^i bieaâ vos épaules,

Dont les ailes sont bigarrées et qui savez le pays;.

0 vous qui* roucoulez !

Parievvokz' cousues* nuages; ils vous serriront dé couverture;

Allez trouver «de» ^anm/donnez^-lenr cette. lettre,

Dites^eup qu'elle vieet ^*Un cœur sincère. .

Revenez yite^ et 'ap{)rei»ez4noi s'ils sonV heureux ou maUiejiH'eux»

Ceux qui' me fonf soupirer.

VcfB» verrez^ Chèrifa'«î c'est une ^e? fiêi-e;

Elle,e6tfil*e^ elle est neblé,je l'aivu par écrit;;

SeB4ong9 cbèveux tombent «mec grâce

Sur seSfépQulés^alpges'et^bbmcbes:

Vous disiez» fes plumes 'noires* tle l'rfutrudÉié,

Qui habite lescpajft déserts et t:hant« auprès de «a couv^^

Sesfiouncihfioutxded arcs^eauR dU' paip» defe nègre»;: El ses cil»^ vo«s gurenei» 4a bavbé^ d'^un* épi de blé ' Mùâ par rœi&ide la junièr»^,' ver» Is^nde i'été;

Ses yeux sont des yeux de gazelle, Qua&d eltoi «'ihquiète 'pour ses^ petite/ Ou bien c'est^eneofeun 'édàir devançant te tonnerre^ Au milieu de la nuit.

1 Cloué dans ee Tell ennuy^uï, —Les Arabes du désert aiwftj^itoUe-n*roent leur vie indépendante et nomade, qu'ils, regardent jcammesle jbmh» ment le plus ennuyeux de leur existence celui où ils.sontiojîcés,de» vwir.^ dans le Tell pour y faire leurs provisions de grains..

« Toiw terrez Çhêrifa. r- Chôrifii, féminio de f Aifi/^q^lwuidiw d«lr » cendant du prophète.

» Dans leurs poésies, les Arabes »apçeUeft.t|Kmf!efttJeiSoUûlit<î<thiefHi nour, œil de la lumière.

AMOUR DE- L^ARABEPOtlR LE CIIEYAL. 47

Sa bouche est admirable, Sa salive socre et miel, Et^esdetits bien rangées .ressemblent.aui^ grêlons Que ITiîver en furie' sème dans nos contrées.

Son coU c*est rétendard qna plàfiteot nos guerriers Pour braver Feunemi et rallier les fuyards, •E! son corps sansdéÎjiut-vient'iiisultër^att'mQrbîre Qu'on empila "pour -bâtn* 4es odxiimes^flie ^Boe «lesquécB.* ^

Blanche. ctmm&la iuue. que vient eaiour£i? iansit^ .

Elle brille comme Fétoile qu'aucun nuage ne flétrit.

Dites-lui qu'elle a blessé son ami

De deux coups de poignard, Yxui aux yeux, l'autre au cœur.

L'amour n'est pas un fardeau léger.

Je deiamidet au. TbutffuissaBlIqi^'ir'noufi/doiuD* détréan^

Nous sommes au printemps,

Et la, pluie^^ trafiiai>d&.pour« le& fm^p^ àtraupfaux^.

J'aliaiôif ,je suis à Jeun. C9iz]mje.une. lune de .Rjûnadan»'

Us sont'à Ai&kôun!, Dieu soit louél

£à Tooa^ pltts iésfianifit l .

Je.vai&itr«u^rAmfitt onck^..

n^fiaura. pardonner Ji i'eofant ^e^ son i rère ; ' .

Nous nous réconcilierons,

Et» pa^ la tête du prophète,.

Je donnerai Tine-fôt^ où paraîtront les 7011068 genr,

Lè9 'ét^ioFS qui brillôiit et les sdiès *rteheRieBt èrodéés jp

On y frappera la poudre ^ au son de la flàte.«t:du;taiid)eui9t'

Jft manevav l)ti^)Boak^. ,

Et £es;.£l&>seroDt JOLOBOinéa les fils xles, jumeate bien «oigi^^

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