‹ Les chevaux du Sahara et les moeurs du désertChapitre 17 sur 89 · tribus dur Sahara · texte numérisé non relu

tribus dur Sahara

Vous prétendez possède* des chameaux *,

' On y frappera îa poudre, — Chez les Arabes, il n'y a pas de fêlet 8aaf/.c0«p«^e fti%il'.

* ¥où8 prétendesi"p(méâttêei cftamecïiia?.— Qu^ind une tribu du désert ' est tranquille, elle envoie ses chameaux paître quelquefois à dix 00 douze '

Maïs les chameaux, tous le savez,

Ne recherchent que ceux qui peuvent les défencirô;

Et ceux qui peuvent les défendre sont mes frères.

Parce qu'ils savent dans les combats briser les os des rebelles.

On le voit, chez le peuple arabe, tout concourt à développer Tamour des chevaux; la religion en fait un devoir, comme la vie agitée, les luttes incessantes et les distances à franchir dans un pays où les moyens de communications rapides manquent absolument, en font une nécessité; l'Arabe ne peut mener que la vie à deux, son cheval et lui.

OBSERVATIONS DE L'ÉMIR ABD-EL-KADER

Les bons chevaux se trouvent de préférence dans le Sahara, où le nombre des mauvais chevaux est très-petit. En effet, les populations qui l'habitent et celles qui leur sont voisines ne destinent leurs chevaux qu'à faire la guerre ou à lutter de vitesse; aussi ne les appUquent- elles ni à la culture ni à aucun exercice autre que le combat. C'est pour ce motif qu'à peu d'exceptions près leurs chevaux sont excellents.

Aucun individu du Sahara ne possède dix chameaux que lorsqu'il a un cheval pour les défendre contre ceux qui feraient des tenlalives.

Dans le Tell, la plupart des Arabes appliquent les chevaux à la culture; ils s'en servent également pour monter •, et pour leurs divers besoins. Ils n'ont point de préférence pour les mâles, parce que pour eux le cheval n'est qu'un

lieues en avant d'elle, et l'on conçoit que, si un coup de main a été tenté sur eux, il faille d'excellents chevaux et de vigoureux cavaliers i)our les reprendre.

animal qu*on utilise à tout ce dont il est capable, et pas seulement à la guerre.

Le sol et la nourriture n'améliorent pas le cheval mauvais ou seulement médiocre; mais, si le cheval de race pure est élevé dans la montagne et dans les terrains pierreux, il est doué d'une force et d'une patience plus grandes que le cheval élevé dans les plaines.

C'est pour cela que le cheval d'origine pure qui est élevé dans le Sahara est préférable au même cheval élevé dans le Tell. Le premier, en effet, différent en cela du cheval du Tell, est soumis à la fatigue, à des courses considérables, à la soif, à la faim, ce qui le rend toujours prêt à donner ce qtfonlui demande.

Le Koran appelle les chevaux « le bien par excellence. » Le domestique du prophète disait : « Avec les femmes, ce que le prophète aimait le mieux, c'était les chevaux. »

Q Aïssa-ben-Meryem (Jésus, fils de Marie), que le salut soit sur lui I alla trouver un jour Éblis le noir démon, et lui dit : « Éblis, j'ai une question à t' adresser; me diras-tu « la vérité? — Esprit de Dieu, répond Éblis, interroge-moi f comme bon te semble. — Je te demande, reprit Jésus, « par le vivant qui ne ment jamais, qu'est-ce qui peut ré- « duire ton corps à l'élat de liquide et couper ton dos en « deux? — C'est, répondit le diable, le hennissement d'un « cheval dans une ville ou une forteresse. Jamais je n'ai pu « entrer dans une maison renfermant un cheval pour la « cause du Dieu très-haut. »

Étant très passionné pour les chevaux, un des compagnons du prophète lui demanda s'il y en avait au paradis. • Si Dieu le fait entrer au paradis, répondit le prophète, tu auras un cheval de rubis, muni de deux ailes avec lesquelles il volera à ton gré. »

Un poète a dit :

« Quels sont ceux qui me pleureront après ma mort?

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