‹ Les chevaux du Sahara et les moeurs du désertChapitre 35 sur 89 · C3 LES CHEVAUX DU SAHARA · texte numérisé non relu

C3 LES CHEVAUX DU SAHARA

bûs près de «on cheval? Ne donnent-ils pas aussi une plus

gfande solidité, en permettant de s'éleversur eux tant pour

se servir des armes que pour faciliter les allures vives du

cheval.

Leur poitrail se place facitement et sans perte de temps, il ne gêne pas les épaules et ne cause pas de blessures au garrot, comme le nôtre, dont Tétemelle tension sur la partie inférieure du pommeau est si funeste à nos chevaux.

Tout ce qui est inutile et fatigue le cheval sans raison est exclu de leur harnachement ; aussi les Arabes ne comprennent-ils pas du tout notre schabraque. Ils demandent» le cheval n*a déjà pas assez à porter à la guerre sans qu'on l'en surcharge encore.

Je ne sais si ces observations sont judicieuses, mais je sais que les Arabes acquièrent très-promptement la tenue et la confiance à cheval, tandis qu'il nous faut plusieurs années pour obtenir un médiocre cavalier. Nos hommes sont cependant vigoureux et bien constitués. D^où peut donc venir un tel état d'infériorité? Suivant moi, dé notre harnachement , qui veut de» bassins larges , des reins souples, des conformations privilégiées, en un mot, quand le leur convient à tous les bassins, à tous les reins, à tous les ventres, à toutes les cuisses imaginables^ sert aux vieillards comme aux jeunes gens, et obtient de tous ce que nous ne saurions, nous, exiger que d'un petit nombre.

Sans contredit, nous avoins de grandes améliorations à introduire dans notre harnachement. Un peuple ne peut se condamner à ne pas monter à cheval par b seule raison qua la selle dont il fait usage n'est appropriée qu'aux exceptions.

^MCIPES GÉNÈRAtt 6U (ÏAMiER ARABE

JJé$ ptva gi^hds ehmïâs du dAVil «o&t i repos et la graiaie.

Quand tu montes à cheval, prononce toujours ces paroles : Bi eS'Sem Allah; au nom de Dieu. Le tombeau du cavalier est toujours ouverti

Le cavalier de la vérité doit peu manger et surtout peu boire. S*il ne sait supporter la soif, il ne fera jamais un ^ homme de guerre; ce n'est plus qu'une grenouille de ma- ] rais.

I Acb^e im bon cheval : si tu poursuis, tu atteins; si tu es poursuivi^ Fœil ne sflit bientôt plus où tu as passé.

Prêfèfè lé cHôvall de niôntâgttfe m cheval de plaine, et celui-ci au cheval de marais, qui n'est bon qu'à porter le bât.

Honte iotijours {lotir te combat m tratnenravecsa queue (cheval de huit ans au moins). Le jour oit les cavaliers seront tellement pressés, que les étriers se heurteront, il te sortira de la mêlée et te ramèn^a dans ta tente, fùt-il traversé d'une balle.

m LES CHEVAUX BU SAHARA.

Quand tu viens d'acheter un cheval, étudie-le avec soin, donne-lui Torge progressivement, jusqu'à ce que tu sois arrivé à la quantité qu'exige son appétit. Un bon cavalier doit connaître la mesure d*orge qui convient à son cheval, aussi bien «que la mesure de poudre qui convient à son fusil.

Ne permettez ni aux chiens ni aux ânes de se coucher sur la paiUe ou sur l'orge que vous devez donner à vos chevaux.

Le prophète a dit :

Chaque grain Xôrge donné à vos chevaux vous vaudra une indulgence dans Vautre monde.

Donnez de l'orge à vos chevaux, privez-vous pour leur en donner encore, car Sidi-Hamed-ben-Youssouf a ajouté :

Si je n'avais pas vu la jument faire les chevaux, je dirais que c'est Vorge.

n a dit encore :

Khrer men chàbir

Ghrer diaîr. (

Âu-dfssus des éperons n n'est que Torge.

Ne fais boire qu'une fois par jour, à une ou deux heures de l'après-midi, et ne donne l'orge que le soir, au coucher du soleil : c'est une bonne habitude de guerre, et, en outre, c'est le moyen de rendre la chair du cheval ferme et dure.

Pour préparer un cheval trop gras aux fatigues de la guerre, fais-le maigrir par l'exercice, jamais par la privation de nourriture.

Tant que ton cheval, en travaillant, sue de tout le corps, dis qu'il n'est point en haleine. Mais compte sur lui dès qu'il ne suera plus que des oreilles et du poitrail.

Ne laisse pas ton cheval à côté d'autres chevaux qui mangent Forge sans qu'il lamsftige aussi; il serait atteint du meghrela (il tomberait malade).

Ne fais jamais boire après avoir donné l'orge, ce serait tuer ton cheval : medrovJbe he chair (frappé par l'orge).

Ne fais jamais boire un cheval après une course rapide, tu risques de le voir frappé par l'eau : medrotiie bi el ma (arrêt de transpiration).

Après une course rapide, fais boire avec la bride, fais manger avec la sangle, et tu t'en trouveras toujours bien.

Soyez propres et faites vos ablutions avant de monter sur votre cheval. Le prophète vous aimera.

Celui qui commet une incongruité sur le dos de son cheval n'est pas digne de le posséder. Au surplus, il en sera puni, son cheval se blessera.

Ne dors jamais sur ton cheval : le sommeil du cavalier blesse ou fatigue sa monture.

Quand on fait courir son cheval, il faut le ménager pour le trouver au besoin. On doit en user comme d'une peau de bouc. L'ouvrez-vous progressivement et en resserrant son embouchure, vous conservez facilement de l'eau; mais, si vous l'ouvrez brusquement, l'eau s'échappe d'un seul coup, il ne vous reste plus rien pour la soif.

On cavalier ne doit jamais faire courir son cheval en montant ou en descendant, à moins qu'il n'y soit forcé. H doit, au contraire, ralentir le pas.

Qu'aimes-tu mieux, demandait-on au cheval, de la montée ou de la descente? Il répondit : • Que Dieu maudisse leur point de rencontre ! »

Quand vous avez une longue course à faire, ménagez votre cheval par des interruptions au pas qui lui permet-

iÔI LES CflEVAtX DU SAHARA.

teïit dé ï*ëpréndrfe haleine. Répète^ te thânêgé jusqil^à de qu'il ait èuè et séché trois ibis ; laissée le uriner, ressanglez; faites ensuite ce que vous Voudrez : Il néVôUâ laissera jamais dans l'endmrras.' Le cheval àinâi ménagé s'appelle el aoui cheheub.

Lorsque, en marche, vous avez un vent très-fort entête, arrangez-voiis, s'il estpo8sible> pour Févitef à votre cheviil; vous lui épargnerez des maladies.

An bivac, votre cheval est-il placé de manière à île pouvoir se soustraire au vent qui lui arrive aVec violence dans les naseaux, ne craignez pas de lui laisser la musette pendue au nez ; vous le préserverez ainsi des plus graves accidents.

Si vous avez mis votre cheval au galop et que d'autres cavaliers vous suivent, calmez-le, neFexcitezpas; il s'animera assez de lui-même.

Si vous poursuivez un ennemi et qu'il commette la faute de pousser son cheval, contenez le vôtre, vous êtes sûr d'atteindre le fuyard.

Ne frappez jamais le cheval noble, ce serait l'avilir, et puis sa fierté se révolterait et le pousserait à la résistance. Il suffît de paroles ou de gestes pour le corriger ou l'animer.

Quand, après avoir marché longtemps dans les montagnes et par des sentiers étroits, le éavalier vient à débou- / cher dans la plaine, il est bon qu'il fasse un peu courir son cheval.

Au départ, lé cavalier ne doit pas craindre de jouer avec son clievàl pendant quelques minutés ; de la sorte, il lui déliera les jambes et il s'assurera du repos pour toute la journée. De KiiêiDé, aprè!^ une course péiàhle et fatigante, au moment d'aVrivéf à Élatentè, qu'il fafssèf Un peu fi faïi-

tjlsia. Les femmes du douar applaudiront, disant : Voilà un tdy fils (Tun tel; il saura, en outre, ce que vaut son cheval.

Le cavalier qui ne ddffîië pas tm bon pas à son cheval n'est point un cavalier, il excite la pitié.

Celui qui, le pouvant, ne s'arrête pas pour iàiésQT itaîné ' son cheval, commet un péché. Ses compagnons doiven' s'arrêter aussi : c'est une action méritoire.

Quand, à la guerre ou à la chasse, vous avez mis votre cheval en nagé eX que vous rencontrée un i^ùis^éâù, lie craignez pas de laisser votre cheval avaler sept & huit gorgées avec son mors ; cela ne lui fêta auctih mal et lui permettra de continuer sa course.

Quand tu mets pied à terre, pense à ton cheval avant dé penser à toi : c'est Itii qui t'a porté et doit te porter encore.

Âpres Une longue course, ou bien dessellez immédiatement votre cheval et jetez-lui de l'eau froide sur le dos en ayant soin de le faire promener en mâfti, dû bien làissez-le sellé jusqu'à ce qu'il sôit entiéreifteht se6 et qu'il ait mangé Forge : point de terme moyen entre tes deui partis.

Quand, après un long voyage en hiver, par la pluie et par le froid, vous régagnez enfin votre tenté, couvrez bien votre cheval, donne2-lui de l'orge grilliée, du laft chaud, et ne le faites pas boire ce jour-là.

Ne donnez jamais à boire ni à manger à votre cheval ^ immédiatétfient après une course prolongée, voua lui oc- 1 casionnferie* des inffammations ou des tares aux extrémités.

Ke Mte6 paS^ courir vos chevaux, à nioins de forcé mà<-

jeure, dans les grandes chaleurs de Tëtè. Souvenez-vous de ce dicton de vos pères :

Elaoud igoul

l&a tedjerriniche fe seîf

Bach nesclekek men ec-cdf.

Le cheval dit :

Ne me fais pas courir en été.

Si tu veux que je te sauve un jour du sabre.

Si, dans un cas de vie ou de mort, vous sentez votre cheval près de manquer d*haleine (chebaa), ôtez-lui la bride, ne fût-ce qu'un instant, et donnez-lui sur la croupe un coup d* éperon assez fort pour amener du sang : il urinera et pourra encore vous sauver.

Quand, après une course rapide, vous pouvez donner du répit à votre cheval, le moment de recommencer vous sera signalé par l'épuisement du mucus qui sort de ses naseaux.

Voulez-vous savoir, après une journée de courses et de fatigues excessives, quel fond vous pouvez faire sur votre cheval? Mettez pied à terre et tirez-le fortement à vous par la queue ; s'il résiste sans être ébranlé, fixé au sol, vous pouvez compter sur lui.

C'est encore un très-bon indice quand, à l'arrivée, le cheval urine avec une telle force, qu'il va creuser la terre et y soulever un gros bouillon d'écume.

Dans les expéditions, quand, après de grandes fatigues, vous n'avez qu'un instant pour vous reposer, prenez pour oreiller quelques brides de vos frères, vous ne serez jamais abandonné, oublié, quoi qu'il puisse arriver.

Un cavalier doit étudier les habitudes de son cheval,

connaître à fond son caractère. Il saura alors si, ayant mis pied à terre, il peut avoir toute confiance en lui, s'il est tranquille au milieu des juments, ou s'il doit le surveiller 3t l'entraver. Aucun de ces détails n'est indifférent en présence de l'ennemi.

Le bon moment pour exiger beaucoup des chevaux, c'est le printemps, avant les grandes chaleurs, et l'automne, avant les grands froids.

Le cheval est dans le travail *.

Oui, donnez du talon à vos chevaux.

Apprenez et apprenez-leur ce qui vous servira. Dans ce inonde, il faut qu'un jour ou l'autre L'homme se rencontre avec son demandeur*.

OBSERVATIONS DE L'ÉMIR ABDELKADER

Les Arabes ont conservé la coutume des courses, coutume qu'ils pratiquaient déjà du temps de Tidolâtrie, avant Mohammed.

^ t Je le répète, tous ces préceptes sont pleins de raison, de justesse et de Térilé; rien n'est à dédaigner, pas même ceux qui ont une sorte de trivialité, comme le suivant : <r Youlez-vous savoir, après une journée de c courses et de fatigues, quel fond vous pouvez faire sur votre cheval ? Meti! tez pied à terre, tirez-le fortement par la queue; s'il résiste sans être < ébranlé, vous pouvez compter sur lui. » L'herbager normand, qui de tous ies Français exige le plus de ses chevaux, puisque, dans une journée, il fait souvent vingt-cinq lieues avec son bidet d'allure, connaît bien ce procédé dont il use pour savoir s'il peut, après une longue course, compter encore sur sa monture.

a Tous ces principes du cavalier arabe, nos cavaliers devraient les savoir par cœur, ne jamais les oublier et les mettre constamment en pratique; ce devrait être le catéchisme de Vhommede cheval » (Observations de U. le comte d'Aure, ex-écuyer en chef de l'école de cavalerie, aujourd'hui inspecteur général des haras et des écuries de l'Empereur.)

* |ie demandeur de sa vie.

108 tES CHEVAUX DU SAHARA.

L« loi nouvelle n'a pas modifié cet usage, elle en a consacré la légitimité, et en y imprimant le sceau religieux, elle y a attaché un prix tiou veau, ,^ De r entraînement, — Pour les courses, les Arabes sou- ♦ mettent le cheval à un régime préalable, à l'entraînement (Tadmii"). Grâce à ce traitement, le cheval atteint un extrême degré de vitesse.

Voici en quoi consiste le Tadmir :

On commence par augmenter la ration du cheval, de façon qu'il engraisse d'une manière sensible; puis, ce résultat obtenu, et pour le faire maigrir, on la diminue pendant quarante jours graduellfement et jusqu'au minimum de nourriture nécessaire.

Pendant ces quarante jours on l'astreint à un exercice progressif.

En même temps et dès le premier jour de la réduction de nourriture, ôû couvre le cheval dé sept djeZtof (couveirture), et on en enlève une au bout de chaque période de six jours. La transpiration fait tomber toute la graisse, le débarrasse d'un poids Inutile, donne du ton à tous ses muscles, et ne laisse subsister que les chairs les plus fermes. Traité de la sorte, le cheval atteint, en proportion de sa race, le plus haut degré de vitesse.

C'est ainsi préparé que le cheval est amené sur le terrain dés courses {Djalba).

Sur le Djalba sont conduits des chevaux venant de toutes

les contrées; la foule y vient aussi en grand nombre. Jamais,

I si ce n'est à l'époque de la réunion des pèlerins, on ne voie

lun aussi grand concours d'hommes; tous les nobles et les

I chefs dû pays y assistent.

' « Nom avons assisté aux courses, et bien qu'il fût encort de bmme heure, la foule était déjà au^si grande qu'à V époque du pèlerinage. »

Jamais on ne fait courir des chevaux préparés pour Ten-

trainement avec ceux qui ne le sont pas. On les range par catégories; à chacune d'elles on assigne un but différent. Les chevaux entraînés ont à parcourir une carrière beaucoup plus lofngue.

L*bippodrom^ dan§ ce cas s'appelle El Miàmar, et le savant Bokbari dit à ce sujet :

f le prophète a fait courir ensemble les chevaux entrât nés (El Moudmara) ; il leur a fixé une distance de sept miUeo à parcourir, tandis qu'il faisait pour les chevaux ordinaires %me di^nce Sim iaiUe seulement. » (Le mille équivaut à un kilomètre.)

On fait courir les chevaux par groupes de dix ; mais avant de les laisser partir, et pour empêcher les départs précipités, To^di Ifes précautions prises :

On tend une corde qui touche les poitrines des chevaux et dont les deux bouts sont tenus par deux hommes de cha* que côté de la lijjftte des chevatit.

Cette corde s'ap^eflé ÈlMikbad et Éi Mikouas—eXy à cette occasion, le prophète a dit : a Iô cheval court d'après sa race, mais placé devant le mikov£LS, il court d'après la chance de^èh Wifl^ft^, » dû, en d'àùttesmote : dans les circonstances ordinaires, la vitesse de§ chevaux est relative aux qualités de race plus ou moins bonnes dont ils sont doués; mais, daôB tes cotirsès, le succès dépend beaucoup de Thabiletéde le«rs Ê&alffès, et três-sduvent tin cheval du sang le plus pur est devancé par un animal moitis tioble.

A chacun des dix dhevaux qui ont couru, on assigne uc cam parti^liér, tfaprês son riang de vitesse.

Ainsi, celui qui arrive le premier au but s'appelle ModjaV (ôtant), patèe qu'il ôte les soucis du cœur de son maître.

j Le deuxième «e nomme El Mousalli, du mot salouan, pointes des fesses, parce qu'il suit le premier dé si près que le bout de son nez touche la croupe de celui-ci.

200 LES CHEVAUX Dt SAHARA.

f II faut que je sois le mousalli [que je sois le second) si je consens à ce que tu gagnes le premiet prix. »

Le troisième a pour surnom ElMsalli (le consolant), parce qu'il console son maître, qui est content qu'il n'y ait qu'un cheval entre le sien et le premier.

Le quatrième, El Tali, ou le suivant.

Le cinquième El Mourtah^ cinquième doigt de la main.

Le sixième El Aâtif.

Le septième El Hadi (le chanceux), parce qu'il a sa part de succès avec les premiers.

Le huitième El Mouammil (qui donne des espérances), parce qu'il faisait espérer à son maître de faire partie des gagnants.

Le neuvième El Lathim ou le souffleté, parce quUl est humilié ou repoussé de tous les côtés.

Le dixième Es Sokeït (le taciturne), parce que son maître essuie la dernière humiliation sans prononcer une parole. La honte lui ferme la bouche^

De ces dix chevaux sept gagnent un prix et les derniers n'obtiennent rien. ' ^

A Textrémité du midmar (l'hippodrome), se trouve une grande tente où on laisse entrer, pour les abriter, les sept chevaux gagnants, mais on en repousse les trQis 9Utre$ ignominieusement.

f Av NOM DE Dieu le GLéMENT ET LE MISÉRICORDIEUX.

• Nous avons assisté aux courses de chevaux ; quoiqu'il fût de grand matins déjà la foule était «ompacte conune à l'époque du pàlednage.

c De tous côtés on amène les chevaux, mais personne ne connaît mieux que nous l'art de les élever et de les dresser.

c Nous sommes arrivés à la pointe du jour, avec des chevaux aux sabots creux comme des coupes; les étoiles leur avaient annoncé le bonheur.

c On les range d'après la pureté de leur race : le hoblb se trouve

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