‹ Les chevaux du Sahara et les moeurs du désertChapitre 43 sur 89 · PLEURO-PNEUMONIE · texte numérisé non relu

PLEURO-PNEUMONIE

El mefellougde {le fendu, courbature). — Quand un cheval surchargé de graisse vient à faire une course trop rapide et trop longue, il se fend, disent les Arabes. Il ne mange plus, ne boit plus; ses flancs sont retroussés et son poil est piqué. Quelquefois il pisse le sang.

Voici les moyens employés pour le guérir :

4* Lui faire avaler deux ou trois onces de henna mêlé d'huile tiède, et ce jour-là le priver de boire; le lendemain on le fait boire avec sa bride ;

2* Prendre la partie de la racine du palmier nain que Ton nomme el kuemafa, la piler dans un mortier, la laisser tremper dans Peau jusqu'à ce que celle-ci en devienne rouge, et pub la faire boire au cheval; il en meurt ou il guérit.

Dans plusieurs contrées, on fait boire au cheval du sang de hyène mêlé d'eau tiède. Ce remède est tellement regardé comme souverain, que, dans chaque tente de distinction, on conserve toujours des morceaux de haïk imprégné de

sang de hyène. Pour s'en servir, on les fait tremper dans Teau tiède, et Ton fait boire cette eau quand elle est colorée.

Quel que soit le traitement employé, Tanimal est, jusqu'à sa guérisoD, tenu très-cbaudement.

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