LA KHRIANA (LE VOL
0 sidi Abd-el-Rader, toi qui es le patron de tous ceux qui sont dans )a peine, sauve nous encore cette fois, et, à notre retour, nous ferons en ion lionneur une ouadâa (fête pour les pauvres) •
El terbigue est un vol, mais encore est-ce à peu près la guerre, c'est la razzia. Le nombre des hommes qui exécutent l'entreprise, l'importance du vol exécuté sur une fraction de tribu tout entière, la qualité des partisans qui se sont mis en campagne, et qui, après tout, sont des cavaliers, c'est-à-dire des guerriers, toutes ces circonstances, si elles ne sont pas des excuses à nos yeux, à nous, scrupuleux Européens, sont des motifs extrêmement plausibles, dans le désert. De braves enfants perdus se sont exposés pour nuire à une tribu ennemie. Il ne peut y avoir que joie et triomphe dans celle dont ils font partie.
Nous descendons un degré plus bas, nous arrivons à la pure maraude exécutée par des voleurs de profession.
Ce n'est plus là la guerre, môme amoindrie, c'est le vol tout simple. Ce n'est pas un sujet de réjouissances pour toute une tribu, mais c'est encore matière à éloges et à félicitations entre amis^ à la condition toutefois que le vol j)*aura pas été commis dans la tribu môme ou dans uno