‹ Les chevaux du Sahara et les moeurs du désertChapitre 9 sur 89 · CHAPITRE PRÉLIBIIMIRE. S · texte numérisé non relu

CHAPITRE PRÉLIBIIMIRE. S

Ce qu'on va lire est donc un résumé tant de mes observations personnelles que de mes entretiens avec des Arabes de toutes les conditions, depuis le noble de la tente jusqu'au simple cavalier, qui, comme il le dit lui-môme dans son pittoresque langage , n'a d'autre profession que celle de vivre de ses éperons.

C'est annoncer que je me suis informé auprès de ceux qui possèdent beaucoup, comme auprès de ceux qui possèdent peu ; auprès de ceux qui élèvent des chevaux, comme auprès de ceux qui ne savent que les monter ; enfin, auprès de tous. Les notions que je vais consigner dans cet écrit n'é- Hianent donc pas de la tête d'un seul homme; on les trouverait répandues parmi tous les cavaliers d^une grande tribu. Je n'ai d'autre mérite que celui d'avoir recueilli, réuni et mis en ordre des documents épars et difficiles à obtenir.

Il faut, en effet, beaucoup de patience, d'adresse même, à un chrétien, pour arracher aux musulmans des renseignements peut-être insignifiants, mais qu'un fanatisme ombrageux leur fait paraître. très-importants ou dangereux pour leur religion.

Maintenant, je fais mes réserves. Je ne viens nullement dire : Ceci est bon, ceci est mauvais ; je dis tout simplement : Bon ou mauvais, voici ce que font les Arabes.

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