TÊTE DE GRIFFON VENDÉEN
difficiles que l’on connaisse. Si on ne leur demande pas une vitesse excessive, — qu'ils ne sont pas faits pour donner, leur forme et leur toison sy opposant, — ils chasseront tout de meute à mort. Si quelquefois, ils daignent prendre sur un chevreuil ou sur un hèvre, on trouve toujours, dans la meute, quelque demi-douzaine de vieux grognards à l’œil rouge ardent, aux babines pendantes, secouant leurs grandes oreilles avec mauvaise humeur, et se retirant de semblable besogne comme Imdigne d'eux...
Ce sont là, croyez-moi, les vrais descendants des chiens de nos pères ; rudes comme le vrai pays d'Armorique, ils ne daignent ouvrir la bouche que pour de dignes adversaires, rudes comme eux : le sanglier et le loup!
Nous ne pouvons passer sous silence les griffons nivernais métis, dont la réputation a été faite par les brillants équipages de M. de Champagny et du comte Le Couteulx de Canteleu. Ces veneurs-là ont fait des bâtards de première taille, — 0,60 à 0.70, — noir et blanc, blanc et orange pâle, gris et jaune, de haut fond, très-fins de nez, excellents rapprocheurs comme la race, durs, enragés contre le loup, emportés à la chasse, mordants et courageux au ferme. En somme, on a gardé les qualités essentielles du griffon, en lui apportant ce qui lui manquait, la vitesse et la résistance.
Puisse cet exemple encore être renouvelé et continué!