MASTIFF ET BULL-DOG
Les mastifjs ou grands dogues anglais furent introduits, vers le XVT° siècle, dans nos meutes de vautrait à la place de l’ Alan, parce que, pour le moins aussi forts que lui, ils se montraient moins féroces et plus dociles. Ces dogues ou mâtins sont devenus très-rares, puisque récemment une compagnie vient de se former en Angleterre, pour retrouver cette race et la sauver. Elle a beaucoup de peine à reconstituer des types.
Le mastiff était un animal qui avait jusqu'à 0°95 de haut à l'épaule. Généralement bringé de noir sur fauve, il avait le museau toujours noir, court et écrasé, la mâchoire inférieure en avant, les lèvres tombantes, le front aplati, les oreilles à demi pendantes et coupées.
GREYHOUND.
Les lévriers des îles du Nord ont été célébrés par les -poëtes ossianiques et les poëtes celtiques. Ce qui nous en reste, épargné par le temps, nous les montre comme
rudes, sauvages et rapides comme le torrent qui bondit de la montagne.
Les lévriers d'Irlande étaient encore, au temps de Sélincourt, les plus beaux et les plus grands de toute l'Europe. Ceux de M. W Betham, qu'il laissait entrer dans sa salle à manger, dit Richardson, passaient leur tête par dessus l'épaule des convives assis à table. Cette belle race a disparu. Elle servait à combattre le loup, elle l’a fait succomber et elle s’est éteinte après lui. Ils étaient gris de fer et à poil rude, frisé.
Les lévriers d'Écosse appartenaient évidemment à la même race, mais n'étaient point aussi massifs; ce sont les deerhounds que l’on retrouve encore aujourd’hui de l’autre côté du détroit, et dont le dernier, le célèbre Moïda, appartint, dit-on, à Walter-Scott, et fut enterré à la porte d’Abbotsford, sous un mausolée.
OTTERHOUND.
On avait fait, il y à quelque deux cents ans, en Angleterre, des croisements de beagles du sud avec des épasneuls ou griffons pour obtenir des chiens spéciaux à chasser la loutre; c’est-à-dire, de haut nez et d’intelliwence, habillés de manière à supporter l’eau longtemps. Ces chiens portent poil ras sur la tête et les oreilles, mais très-long et dur sur le reste du corps. Couleur jaune, ou rougeâtre le plus souvent, avec des taches noires ou grises. Cette espèce existe encore et est représentée par. des chiens vifs, hardis et courageux, très-mordants et très-méchants, ce qui est indispensable pour saisir la loutre dont le poil extrêmement lisse évite la morsure.
SANNOHATUI*)
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On prétend même que son attaque est plus dangereuse que celle du bull-dog, parce qu'il donne plusieurs coups de dents répétés.
On se sert souvent, pour le remplacer de terrier Ecossais poil rude ou d’un croisé de dogue : en France, on employait des briquets à poil rude.
BLOODHOUND.
Parmi les talbots, tous les chiens n'étaient pas blancs et tachés de fauve ou de noir; quelques-uns plus foncés de couleur, fauves ou noirs, bringés ou lavés furent élevés pour être mis à la botte. C’étaient des animaux de première taille, — 0*65 à 070, — tête pointue du haut, front ridé, yeux très-haut dans la tête et enfoncés, oreilles énormes, très-souples et bien tire-bouchonnées, babines. pendantes, nez gros et très-humide comme il convient à un animal de haute olfaction.
Cette sous-race, prise non-seulement parmi les talbots de choix, mais parmi les hurleurs fut plus facile que toute autre à rendre chiche de gueule, et fournit cette race de lmiers si recherchés pour la finesse de leur odorat, et dont la valeur est encore excessive quand ils sont de pure race.
On leur donna le nom de bloodhounds, chien de sang, parce .qu'ils servaient aussi à suivre par les rougeurs les animaux blessés. Nous passons sous silence le terrible usage qu'on en fit pour chasser l’homme.
Aujourd’hui cette race est tellement dégénérée qu’on
nomme bloodhounds tous les gros chiens de race Talbot bringés ou fauves noïrâtres. Or, le chien de sang n’est pas celui qui, semblable au dogue, peut faire du sang en étranglant tout ce quil poursuit, mais bien un noble Jlimier suivant au pied ou au sang. | =.
Les bloodhounds purs ressemblent, à s'y méprendre,