‹ Les chinois chez euxChapitre 21 sur 43 · LETTRE DIX-HUITIÈME · texte numérisé non relu

LETTRE DIX-HUITIÈME

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Ta-Pin-Chang, le lo mars 1878.

Cher monsieur le Doyen,

''Ai commencé une nouvelle tournée par Lo-Se-Yen, ^^ fort village à une journée de Tsen-y : il ne compte que deux familles chrétiennes, le gros des néophytes se trouve aux environs, et il est assez difficile de les réunir. Beaucoup de païens viennent aussi parler religion, écouter la doctrine ; tous proclament son excellence, la fausseté des calomnies débitées contre elle, la nécessité de l'embrasser. Je les bourre et les fais bourrer de l'idée d'une autre vie, avec alternative du Ciel ou de l'Enfer : c est cela qui décide et convertit. Quelques chefs de famille bien posés sont à deux doigts de se faire chrétiens ; des influences étrangères les arrêtent encore. Je le regrette, sans doute, mais je m'en console : il est si rare qu'un homme se convertisse du premier coup ! D'un autre côté, l'utilité du temps et de la réflexion pour nous amener les âmes est un puissant argument en faveur de notre doctrine. Les bonnes vérités que ces braves gens ont entendues et qu'ils vont méditer d'ici à l'année prochaine, fermenteront, germeront, enfin se comporteront /t'r W(?<^///;;^ scniiin's. C'est la loi : rien ne se produit dans le christianisme que/cr moditiu seminis... semcn csti'crbum Dci (i). Que ce mot est donc philoso-

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