‹ Les Chordomes Sacro-CoccygiensChapitre 14 sur 30 · CON ACTE · texte numérisé non relu

CON ACTE

Extirpation de la tumeur en août 1911.

Le néoplasme présente deux parties : intra-pelvienne et + | rétro-coccygienne réunies par un pédicule aminci. La partie Ë intra-pelvienne est lobulée, molle et gélatineuse à la coupe. La partie extra-pelvienne est dure et lardacée. =

L'auteur étudie séparément les dispositions histologiques de chacune des trois parties du néoplasme, mais les divers aspects observés dans la tumeur peuvent se ramener à deux types : 1° tissu de type notochordal ; 2° éléments cellulaires 5 du type sarcomateux. É

L’un et l’autre sont, du reste, assez riches en glycogène.

1° Néoformation de type chordal. — Les cloisons con- ‘jonctives émanées de la capsule délimitent des lobules, -offrant les uns un aspect clair, les autres un aspect foncé. L’aspect clair est en rapport avec la présence des vacuoles, | laspect foncé caractérise les cordons à cytoplasme homo- F,| gène granuleux ou filamenteux. |

Les grandes vacuoles renferment une substance qui s’imprègne en rose par l’hématoxyline et que le muci-carmin ne colore pas comme le mucus véritable. Les cellules conte- "4 nant de grandes vacuoles sont, en général, privées de noyaux. À

En de nombreux points, on trouve des noyaux irréguliers E : ou géants, mais pas de karyokinèses. 3 -

2° Néoformation de type sarcomateux. — Type de sar- | come fuso-cellulaire ou alvéolaire. % |

Obs. VIL — HENRI ALBERT. __ Chordoma. Malignant case from the sacro-coccygeal region (Surgery Gynecolog. and Obstetric, 1915, t. XXI). |

Jeune homme de 26 ans qui, en février 1913, dans un déraillement de trains, eut IA clavicule brisée et diverses

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de.

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parties du corps, dont la région coccygienne, particulièrement endolorie, Neuf semaines après l’accident, les douleurs de la région coccygienne, qui n’avaient pas cessé, devenaient plus intenses, les selles étaient douloureuses ou hémorragiques. En mai, soit trois mois après le traumatisme, on trouve à l'examen une tumeur faisant saillie sur la paroi postérieure du rectum et libre de toute adhérence au squelette. — Extirpation facile par incision médiane sacro-coccygienne, suivie d’une disparition des troubles fonctionnels. Mais quatre mois après l’intervention, récidives, selles hémorragiques et purulentes. Nouvelle intervention par un procédé dérivé du Kraske, la tumeur est trouvée libre de toute adhérence au coccyx. Amélioration provisoire suivie bientôt d’une récidive avec aggravation des signes fonctionnels. On se décide alors à pratiquer une colostomie en mars 1914. L'ouverture accidentelle de la cavité péritonéale durant l'intervention, permet de constater que la tumeur n’avait guère progressé vers la partie supérieure du bassin. Malgré l'intervention, la cachexie s’accentue et le malade meurt en juillet 1914, soit 16 mois après l’accident.

Obs. VIII. — TurFiEr, GÉRY et VIGNES. — Chordome malin de Ia région sacro-coccygienne (Société anatomique,

novembre 1919).

Au début de mars 1913, entrait dans le service du Docteur. Tuffier, à l'hôpital Pasteur, une femme de 55 ans qui se plaignait de douleurs à la région anale.

Pas d’antécédents.

Trois ans avant, elle aurait commencé à souffrir dans cette région et d’y ressentir des douleurs comparables Ê une sensation de ténesme ou de tiraillement surtout marquées quand elle s’asseyait. A cette époque, elle dit n’avoir pa PAGE grosseur, Pas de douleurs ni de traces de sang à la défécation.

Depuis un an, à la suite d’une chute, les douleurs sont devenues beaucoup plus violentes et, à son entrée, la malade accuse une sensation de déchirement se manifestant surtout

après une marche prolongée.

sUez

A l’examen, on constate que la peau de la région périanale est rouge. Le palper révèle entre l’anus et le coccyx une masse strictement médiane, peu mobile, non fluctuante, non adhérente aux plans superficiels.

Le toucher rectal révèle une masse ferme, mobilisable, se prolongeant en avant du coccyx.

Intervention. On trouve une tumeur grosse comme le poing adhérente au coccyx et on sectionne le sacrum au-dessus d’elle.

En janvier 1916, récidive adhérente au sacrum. On l’isole du sacrum et on l’extirpe. La malade n’a pas été revue.

Examen histologique (pratiqué par Géry). — Tumeur divi- sée en une série de loges cloisonnées et fibreuses. Une de ces loges agrandie par la fusion des voisines formait une poche visible macroscopiquement. Les celules néoplasiques sont isolées ou groupées en petits amas ; à l’état jeune, elles sont nettement épithéliales, tassées les unes contre les autres sans interposition de substance fondamentale, mais avec des cloisons intercellulaires en général très nettes. A un stade plus avancé, elles sont très vacuolées, de taille inégale, et présentent l’aspect typique du physaliphore. Il n’y pas de kariokinèses. A noter l’abondance de la substance interstitielle ayant des réactions histo-chimiques du mucus et se localisant de préférence aux espaces intercellulaires en épargnant les vacuoles. Le noyau de récidive fut confié à un laboratoire qui répondit : sarcome, mais la vérification précise n'a pu être faite.

Obs. IX. — N. D. C. Lewis — A contribution to the study of tumors from the primitive notochord (Archives of internal Medicine, vol. XXVIII, oct. 1921).

Soldat, blanc, de 54 ans, né en Irlande. Pas d’excès de boissons ni de mauvaises habitudes jusqu’à l’âge de 23 ans, époque à laquelle il eut une crise d’aliénation mentale qui

le fit isoler au « Government Hospital for the Insane of

Washington », où il resta jusqu’à sa mort,

Antécédents héréditaires : néant,

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