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CHAPITRE II

Anatomie Pathologique.

Maintenant que nous avons étudié ce qu'est la notochorde au point de vue embryologique, que nous connaissons sa nature histologique, il nous sera plus facile d'aborder l’étude anatomo-pathologique des tumeurs développées aux dépens de ses restes.

Pour cette étude anatomo-pathologique, nous nous servirons du travail publié par MM. Bérard, Dunet et Peyron, dans le Bulletin de l'Association française pour l'étude du cancer, de mai 1922. Après un exposé pur et simple des caractères histologiques de de cette tumeur, nous essayerons de dégager, à l’aide des doduments fournis par les observations antérieures, les caractères fondamentaux des chordomes (voir fig. 3).

Structure générale. — Dans notre cas, il n'y a pas de capsule fibreuse, cela tient au développement considérable de la tumeur qui a détruit cette dernière et qui arrive au contact direct des éléments

cutanés et de leurs annexes qu’elles dissocie et refoule.

Dans les autres cas, il existe toujours une capsule fibreuse. La tumeur elle-même est dloisonnée par une série de travées conjonctives ramifiées en de plus minces trabécules, tant et si bien qu’à une dernière analyse chaque élément cellulaire semble inclus dans un alvéole. D'ailleurs, cet ensemble de cloisons donne un dessin des plus irréguliers qui ne saurait, en aucun cas, être assimilé à une lobulation systématisée. Le réseau des”travées cellulaires paraît lié à la nature des travées cytoplasmiques et contraste nettement avec le stroma conjonctif proprement dit. Ce stroma conjonctif renferme des vaisseaux assez nombreux, généralement allongés, à parois très nettes. Détail assez caractéristique, il est assez fréquent de rencontrer autour de ces vaisseaux des manchons d'éléments lympho-conjonctifs (lymphocytes, plasmocytes, polynucléaires), émigrés de la cavité vasculaire. Les hémorragies sont fréquentes.

Eléments cellulaires. — Les éléments cellulaires néoplasiques offrent un aspect qui n’est nullement homogène : leurs formes et leurs dimensions varient dans des limites très étendues ; leurs rapports, soit entre eux, soit avec le stroma conjonctif, sont étroits et irréguliers. Il est exceptionnel de rencontrer, en effet, un tel polymorphisme : suivant les points les éléments cellulaires sont ovoïdes, cubiques ou fusiformes ; ici, juxtaposés en cordons épithéliformes, avec des limites nettes, là anastomosés en un réticu-

lum des plus irréguliers (voir fig. 3).

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