CICATRICES PIGMENTAIRES PURES
Tache d’un noir très foncé et contrastant avec le fond rouge environnant, la cicatrice pigmentaire marque le passage d’une inflammation minime. Le pigment peut avoir plusieurs origines : la première est hématogène. Lorque le sang s’est extravasé, et a fait irruption dans les tissus voisins, l’hémoglobine s’est altérée, et sa dégradation a entraîné la formation de pigment. Mais ce dernier n’offre pas une coloration semblable à celle observée dans les cicatrices en question; elle affecte plutôt une teinte marron, c’est-à-dire plus pâle. ‘
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La deuxième source est constituée par l’épithélium pigmentaire dont les cellules subissent une excitation, et prolifèrent sous l'effet de l’inflammation. Il se produit des remaniements profonds à la suite desquels les grains abondamment chargés de fuschine, viennent occuper l'emplacement de la tache atrophique.
C’est le fait d’une atteinte relativement sévère de la chorio-rétine, mais là encore la cicatrice revêt une couleur gris foncé, et non pas noire.
Il reste une troisième explication. Elle fait intervenir le pigment choroïdien et non plus rétinien. Les mélanocytes. en effet, totalement différents des cellules à lipochrome, offrent une coloration d’un noir très accusé. On sait d’ailleurs que la pigmentogénèse choroïdienne s'établit à par-
-tir des chromatoblastes qui entourent les artérioles; elle
est absolument indépendante de la formation pigmentaire des cellules de la rétine.
Une telle disposition périvasculaire favorise l'excitation . de ces éléments par les toxines hématogènes, même quand il ne s’est produit qu’une réaction congestive discrète.
Il n’y aurait donc pas de participation rétinienne et
seule la choroïde aurait été touchée par les modifications
dues à la fluxion.