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I1 s'appuie essentiellement sur le mécanisme physiopathologique de ces affections. ‘
Les choroïdo-réactions étant d’ordre allérgo-toxémique (les deux processus sont liés), les principes directeurs de la thérapeutique seront les suivants
1° Suppression du foyer producteur des toxines;
2° Lutter contre leur action en renforçant les défenses de l’organisme, et en l’immunisant peu à peu à l’aide des médicaments spécifiques.
La première condition de ce traitement rationnel est peut être la plus difficile à réaliser.
La lésion pulmonaire, généralement responsable de la toxémie, est bien des fois invisible, ou si fruste et minime que l’on hésite à employer pour la réduire, les grands moyens comme la. collapsothérapie.
Mais quand une adénopathie est en cause, la solution est plus abordable, et il est alors loisible, d’extirper les ganglions, ou comme l'ont préconisé les auteurs lyonnais et en particulier Brun, de faire sur eux de la radiothérapie.
La deuxième partie de la thérapeutique comporte d’abord la mise au repos du malade pendant la durée des accidents paroxystiques.
Il n’est pas besoin d’exiger l’immobilité complète au lit, mais simplement un mode d'existence sans surmenage qui lui permette de reprendre du poids et de récupérer ses forces. :
Seule, du reste, une connaissance approfondie de chaque sujet pourra guider les directives du médecin à ce propos.
= Une cure climatique appropriée a souvent des effets miraculeux, mais, id encore, une- indication générale ne saurait être donnée, et suivant le « tempérament » du sujet, on l’orientera vers des stations sédatives et humides,
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ou au contraire ensoleillées sans être pourtant trop chaudes.
L’héliothérapie modérée est à recommander avec quel-
ques exceptions, notamment les états fébricitants. . En second lieu, il faut aider le foie dans son rôle antitoxique, en évitant les aliments susceptibles d’altérer son : parenchyme, et en stimulant son fonctionnement par l’emploi d’extraits hépatiques.
Une médication calcique intraveïneusà associée à la prise de vitamine D en solution huileuse possède des effets très salutaires dans ce genre d’affection.
Nous en arrivons enfin à la thérapeutique spécifique, constituée par l’antigène méthylique et le vaccin de Vaudremer. Nous ne parlerons pas de la tuberculinothérapie qui n’a pas été pratiquée chez les ie Le faisant l’objet de nos observations.
De nombreux travaux ont été consacrés à l’action de l’'antigène méthylique dans les tuberculoses oculaires, notamment à Bordeaux, la thèse du Docteur M. Beauvieux en 1935, intitulée : « Le traitement de la tuberculose oculaire par l’antigène méthylique »; et celle de J. Costaz : « les choroïdites tuberculeuses. Traitement par l’antigène méthylique de Nègre et Boquet ».
On y trouvera tous les renseignements désirables, ayant trait à l’action de ce produit, nous nous bornerons seulement à rappeler qu’il s’agit d’une « émulsion en eau physiologique des lipoïdes du bacille de Koch extraits par l'alcool méthylique ».
Son mode d'emploi a été réglé par Nègre et Boquet : l'Antigène méthylique est utilisé en injections sous-cutanées faites deux fois par semaine, aux doses progressives suivantes :
1° Antigène dilué : 1/4 cm3, 1/2 cmÿ, 3/4 cms, 1 cm;
2° Antigène pur : même progression.
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Chaque dose doit être répétée quatre à six fois avant de passer à la dose supérieure, sans dépasser 1 cm3 d’antigène pur. Continuer ensuite les doses de 1 cm 7 jusqu’à amélioration ou guérison. <
Si le résultat désiré n’a pas été obtenu au bout de cing à six mois de traitement, laisser le malade se ,reposer pendant six semaines, puis recommencer une nouvelle série d’injections de la même façon que précédemment et ainsi de suite.
Si, au cours du traitement, on observe une réaction fébrile, dépassant 0°5, on diminue de 1/4 cm3 ou de 1/10 de cm3 la dose qui avait été injectée, puis on revient progressivement à la dose supérieure et on continue comme précédemment lorsque les injections sont bien tolérées.
Si, pour une raison quelconque, le traitement a été interrompue pendant plus de quinze jours, on doit, pour le reprendre, recommencer à injecter les doses faibles du début, et non celles qui étaient faites au moment où le traitement a été abandonné.
Parallèlement à la récupération de l’acuité visuelle, une reprise du poids importante, et une amélioration de l’état général sont des résultats constants de cette thérapeutique.
Un autre traitement spécifique a été employé : le vaccin de Vaudremer ou V.A.V. ’
Emulsion de B.K. en eau physiologique, les corps bacillaires possèdent cette particularité de n’être plus acidorésistants, grâce au pouvoir protéolytique d’une moisissure, l’Aspergillus fumigatus avec laquelle on les met à macérer.
En outre, les bacilles sont débarrassés de tuberculine et ne possèdent plus qu’une toxine spécifique. Après quoi, le produit est porté à 70° pendant une heure.
Le vaccin de Vaudremer ainsi réalisé aurait la propriété de créer des anticorps humoraux.