‹ Les Choroïdo-Réactions TuberculeusesChapitre 8 sur 38 · ANTECEDENTS PERSONNELS · texte numérisé non relu

ANTECEDENTS PERSONNELS

Quelle que soit la façon dont le sujet ait acquis la tuberculose, il va falloir se pencher sur son passé DU pour essayer de déceler des signes susceptibles d'éclairer le diagnostic de la lésion choroïdienne.

On trouvera peut-être, mais bien rarement, des antécédents pulmonaires indubitables; dans nos observations, nous n’avons guère pu en mettre en valeur. Par contre, on remarquera fréquemment d’autres accidents de la sé-

rie bacillaire, tels que, adénopathie cervicale ou bien manifestations pleurales ou franchement bacillaires. On pourra observer encore des tuberculoses annexielles ou péritonéales frustes ou bien un rhumatisme articulaire aigu présentant de nouvelles poussées qui coïncident avec l'atteinte choroïdienne. Bronchites à répétition tous les hivers comme chez plusieurs de nos malades. Et sans voir la phtisié là ou elle n’est pas, il est tout de même utile d'y penser en face d’une infection intestinale sur laquelle on avait placé sans preuve une étiquette éberthienne, alors qu’il s’agissait, sans doute, d’une typho-bacillose.

Enfin, ‘il arrive aussi que malgré un « épluchage » sévère, on ne trouve aucune marque probante de lésions bacillaires antérieures.

Causes déclanchantes

Elles peuvent être de plusieurs ordres; il s’agit ou bien d’une affection définie, telle que maladie infectieuse récente : rougeole, coqueluche, grippe, fièvre typhoïde ou bien ictère infectieux. Nous signalons ces causes quoique nous n’en ayons pas observé dans les cas rapportés cicontre.

Le plus souvent, ce sont des malades amaigris, qui accusent depuis quelque temps une grande fatigue générale; fatigue inexplicable, ou bien au contraire motivée par un surmenage physique exagéré, un manque de sommeil et de repos. À cela, viennent s’ajouter, aujourd’hui, des restrictions alimentaires, des carences vitaminiques, mal élucidées, qui portent une lourde responsabilité dâns l’apparition de cette asthénie, et par suite de la manifestation tuberculeuse qu’elle précède.

On retrouve, en outre, fréquemment deux causes très importantes : le changement de lieu et l'habitude; ces sujets sont des fransplantés à qui l’on met entre les mains

des outils qu’ils ne sont pas capables de tenir; qui accomplissent des travaux trop pénibles pour leur capacité physique : le facteur terrain n’est plus assez résistant. Il en résulte un déséquilibre physique qui favorise l’éclosion de l'infection.

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