MARIE
7 mai.
Quoi qu'on pense des dogmes catholiques, on ne peut, quand on les étudie sérieusement, leur dénier un enchaînement étroit entre eux, qui les fait sortir les uns des autres comme les conséquences émanant d^un principe. Cette rigueur logique me frappe, parce qu'elle prouve qu'il n'y a là rien d'arbitraire, et elle inspire une certaine confiance, même à ceux qui n'ont pas la foi. On sent qu'on est en face d'une doctrine sérieuse, tout au moins très-respectable, surtout quand on la voit confirmée dans la pratique de la vie.
Ainsi, la déchéance primitive de Thomme étant posée, la rédemption devient moralement nécessaire, et •comme elle ne peut être accomplie par un homme participant lui-même au mal à guérir, ni par toute autre créature qui n'a point de puissance sur la mort, il suit qu'elle doit être opérée par Celui qui est le maître unique de la vie et de la mort. Mais, par une économie admirable de la bonté infinie, la miséricorde s'est exercée en même temps que la justice. Le Rédempteur, se chargeant de la dette du coupable, el à cette Bn se substituant comme victime à l'expiation de son crime pour le réconcilier avec le Ciel, devait joindre à la puissance de Dieu, seule capable de cette grande œuvre, la soumission de l'homme pour en accepter et en subir les conséquences ; car c'est l'humanité qu'il s'agissait de réhabiliter par le sacrifice, et rien en elle, ni pour le bien ni pour le mal, ne peut se consommer sans l'acte d'une volonté humaine. Voilà pourquoi Jésus-Christ est Dieu et homme tout ensemble, afin de remplir les fonc-
tions de médiateur entre la Divinité et ThuTnanité, comme tout moyen terme qui participe à la nature des deux extrêmes qu'il doit réunir.
A cette fin, enseigne TÉglise, Jésus-Christ a été engendré par l'Esprit-Saint dans les entrailles d'une créature humaine, et pour qu'il ne contractât rien de la contagion du péché originel, celte créature en a été préservée dès sa naissance par un privilège unique: ce qui amène le dogme de la conception immaculée de Marie. En sorte que la femme destinée à être la mère du Verbe incarné ne sera souillée en aucune manière par le péché, ni originel ni actuel, comme il convient au tabernacle du Dieu vivant parmi les hommes. A ce titre, elle a été le digne récipient de la vie éternelle, le miroir le plus éclatant de la lumière céleste, le foyer le plus ardent de l'amour divin et de l'amour humain tout ensemble; car elle réunit au centre de son cœur virginal les rayons de l'amour du ciel et ceux de l'a-' mour le plus pur de la terre. En elle, l'excellence de la virginité est associée à la gloire de 'la maternité, la tendresse de la mère embellit encore la pureté de là vierge ;*^et cette union, qui n'existe qu'en Marie, en fait la créature la plus parfaite et la plus aimable qu'on puisse imaginer.
La virginité et la maternité sont, en effet, les deux triomphes de la femme, l'une par son élévation au-dessus de la concupiscence de la chair, l'autre par l'effusion de son amour sanctifié par le dévouement et toujours prêt à se sacrifier à l'être qui en est l'objet. Certes, qu'on pense du christianisme ce qu'on voudra, que l'on soit croyant ou incroyant, fidèle ou infidèle, on ne peut lui refuser cette gloire, d'avoir idéalisé l'homme et la femme au delà de tout ce qui avait été conçu et fait avant lui. Jamais on n'avait vu ni imaginé un type de
l'homme aussi admirable que la figure du Christ, jamais un modèle de femme plus touchant qjie celui de sa mère. Jamais une telle perfection de l'humanité n'avait été conçue par la pensée des philosophes, ni atteinte par l'imagination et la main des artistes. Elle a échappé aux prises de la contemplation platonicienne, comme à tous les efforts des arts de la Grèce ; et la représentation de ces images, où doit resplendir la divinité humanisée et l'humanité divinisée, est restée Tapogée et le désespoir de l'art.
Je comprends Tadmiration et le transport des catholiques pour la sainte Vierge, même dans l'exagération du culte qui lui est rendu quelquefois. Non pas que je les accuse d'en faire une idole ; je sais très-bien que son culte est une expression de vénération et d'amour, et non d'adoration. Je trouve tout naturel, si on la regarde comme la mère de Dieu, comme l'épouse du Tout-Puissant, et ainsi comme la reine des créatures, qu'on ait confiance en son crédit, en sa bonté, en l'efficacité de son intercession, et que, dans le malheur ou dans l'espérance, on l'invoque ardemment pour obtenir la protection céleste ou l'objet particulier de la prière ; car si c'est par elle qu'a été donné à l'humanité déchue son Sauveur et son Rédempteur, celui qui est l'amour et la vie, elle doit continuer à être le canal privilégié des grâces et des bénédictions d'en haut.
En outre, quel modèle pour les femmes à toutes les époques de leur existence! pour les vierges, par sa pureté et son humilité; pour les épouses, par sa soumission ; pour les mères, par sa tendresse si pleine de sollicitude, de vigilance, mais en même temps toujours si calme, si digne et si dévouée ! On ne cite d'elle dans les récits évangéliques que quelques paroles, et il est dit
qu'elle conservait et méditait dans son cœur toutes celles de son fils. Elle partage toutes ses fatigues et ses souffrances. On la retrouve sur la voie sanglante et au pied de la croix, le suivant jusqu'à la mort et participant à son agonie par les plaies douloureuses de son cœur maternel. Oui, en vérité, on peut l'affirmer, jamais on n'a vu sur la terre une vierge et une mère pareilles; et même, quand on n'aurait pas foi en la divinité de son fils, on peut s'écrier de cœur avec les catholiques : AveMaria^ gratta plenOy Dominus tecnniy henedicta tu in mulierthus! Je vous salue, Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous, et vous êtes bénie parmi les femmes ! Et benedictm fructus ventj^is tui ! Oh oui, il a été béni du ciel celui qui a prêché l'Évangile à la terre, et qui a scellé de son sang le témoignage de sa Parole, qui a changé la face du monde I Je ne sais s'il est Dieu, mais à coup sur il est un des flambeaux de l'humanité; il est un de ses bienfaiteurs, un de ses héros, par son dévouement à la justice et au bien de ses semblables jusqu'à la mort.
MARIE (Suite.)
9 mai.
J'ai peine à comprendre la position que les protestants ont prise vis-à-vis de la mère de Jésus-Christ, au moins ceux qui ont de la foi et- honorent le Christ comme le Fils de Dieu, comme le Verbe incarné. Les autres , qui ne croient point au surnaturel, au divin en Jésus-Christ, c'est-à-dire au Dieu fait homme, car ils appellent divin tout ce qu'il y a de plus excellent dans la nature, ne sont nullement embarrassés ; et au fond, s'ils ne rendent point de culte à Marie, on ne
peut les accuser d'iaconscquence. Jésus n'étant à leurs yeux qu'un homme, plus grand que les autres, si Ton veut, par son génie, par sa science, par son courage et même par sa bonté, sa mère est une femme semblable aux autres femmes, et il est tout simple qu'ils ne lui rendent point de culte, puisquMls en accordent à peine un à son fils, se contentant de Tadmirer et de l'offrir en modèle, tout en le critiquant sur plusieurs points et ne le proposant à l'imitation des chrétiens que relativement et avec des réserves. C'est une affaire d'appréciation philosophique ou d'examen rationnel quant à la doctrine, et de tact moral pour la conduite. A leur sens, l'Evangile est une philosophie comme une autre, dont la raison doit éliminer ce qu'y ont ajouté les imaginations, les passions et les superstitions populaires, à savoir les miracles, les prophéties et tout ce qu'on appelle surnaturel.
Je comprends d'autant mieux ces derniers que j'ai partagé quelque temps leur opinion, mais d'une autre manière. Je voyais dans le dogme chrétien une expression inférieure de l'idée de l'absolu, laquelle ne peut être annoncée au vulgaire que sous des formes saisissables à son intelligence. Delà, les formules dogmatiques des religions positives, entre autres, celles de la Trinité, de l'Incarnation, et de tous les mystères du christianisme. On ne peut les appeler fausses, puisqu'elles contiennent une partie de la vérité, mais seulement inexactes ou incomplètes parce qu'elles ne la renferment point tout entière , telle qu'elle se trouve dans l'idée pure, objet de la véritable philosophie qui, s'y élevant seule par une intuition transcendante, s'efforce delà mettre à la portée des peuples par des formes proportionnées à leur faiblesse. C'est pourquoi elle ne condamne point les dogmes des religions; elle s'en sert même
quelquefois pour se faire comprendre de la multitude, mais en leur donnant une signification plus relevée, plus large, plus spirituelle que l'enseignement religieux.
J'ai pensé tout cela autrefois, et, à ce litre, je mettais la philosophie bien au-dessus de la religion, qu'elle éclairait de sa lumière et soutenait par l'élan de son intuition, afin de lui frayer une voie supérieure, et de l'aider à se débarrasser des nuages et des fantômes de ce monde pour monter plus haut.
Aujourd'hui Texpérience a beaucoup rabattu de mes prétentions, et, après avoir suivi la philosophie moderne dans toutes ses excursions et même ses divagations, en France et en Allemagne, sur les pas de Kant, de Fichte, de Schelling et de Hegel, ainsi que de leurs plagiaires français, je n'aperçois pas encore le sommet auquel on me promettait d'arriver et d'où nous devions avoir la vue compréhensive de tous les mystères de l'univers. Nous avons fait beaucoup de livres plus ou moins intelligibles, beaucoup de systèmes plus ou moins obscurs, et cependant la science universelle est encore attendue. Le triomphe de la philosophie a été plutôt dans les promesses que dans les actes ; car, après s'être épuisée en des spéculations ingénieuses quin^ontpas eu d'aboutissant, après avoir tendu et exalté les esprits par la métaphysique la plus ardue, cette philosophie superbe, audacieuse, qui devait tout renouveler dans la science, dans l'art, dans la religion, dans la civilisation, s'est évanouie dans ses propres pensées, comme dit saint Paul; et lina- ' lement, en prétendant conduire ses adeptes à l'escalade du ciel, elle les a abandonnés aux passions ignominieuses delà terre : car c'est le matérialisme, le sensualisme et le positivisme qui dominent aujourd'hui en Allemagne et en France. L' orgueil mène toujours à la sensualité.
Du reste, tout en admettant que les ministres protestants se fassent philosophes, puisque, après tout, la doctrine du libre examen leur en donne le droit, je ne conçois pas comment, dans ce cas, ils osent se nommer iriinistres du saint Évangile et pasteurs du troupeau de Jésus-Christ. Car FEvangile n*est plus pour eux qu'une doctrine humaine dont leur raison fait ce qu'elle veut ; et les membres de leur église, s'ils pensent comme eux, n'ont besoin de personne pour les diriger; et ils entendent bien se diriger eux-mêmes. Jamais philosophe n'a pris un litre semblable et ne s'est arroge une telle mission, qu'on ne peut tenir de soi. Il y a dans cette situation quelque chose de faux, qui devrait inquiéter leur conscience, puisqu'ils se trouvent par là obligés de parler un langage convenu dans Tordre de la foi, auquel rien ne correspond dans les convictions du prédicant. En employant les formules du christianisme comme choses reçues, comme style du sujet, 6t au fond on n'y met autre chose que le sens ordinaire, on a l'air de parler religion et on ne fait effectivement que de la philosophie. Il serait plus honnête de descendre de la chaire sacrée, et de monter à la chaire académique.
Mais ce qui me semble plus inconcevable encore, c'est la tenue des prolestants croyants vis-à-vis de la mère de Jésus-Christ, à laquelle ils ne rendent aucun culte, et dont même ils s'occupent le moins possible, parce que, ne voulant pas faire comine les catholiques, ils ne savent que faire. Et cependant, s'ils croient que le Verbe divin s'est incarné dans ses entrailles, et que son fils est le Fils de Dieu, force leur est de confesser qu'elle a eu l'insigne honneur d'être l'épouse du Très- Haut et la mère du Tout-Puissant. A ce titre, assurément, elle n'est pas une femme comme une autre, car celui qui est la pureté absolue et qui ne peut contracter
aucune tache du péché ne pouvait en prendre la contagion dans le sang de Marie qui est devenu le sien ; et dès lors, la conception immaculée de la sainte Vierge en est une conséquence nécessaire. Puis, si Marie a été la mère de Dieu sur la terre, elle n'a point cessé de Tètreau ciel ; et ainsi elle trône avec l'humanité transfigurée en la personne de son divin Fils, partageant sa gloire et resplendissant à la fois, dans réternité,de Péclai et du bonheur de Tépouse et de la mère de Dieu.
Voilà celle qu'on néglige ou qii*on dédaigne d'honorer et d'invoquer sur la terre ! Elle , qui est la reine des anges du ciel, on ne lui accorde pas la plus petite place dans la maison de la prièrel Elle, qui siège au trône de Dieu, on ne prononce presque jamais son nom dans la prédication chrétienne ! Elle, qui est louée sans cesse sous la voûte céleste, ne reçoit pas un mot de louange ou d'action de grâces en des assemblées qui s appellent chrétiennes I En vérité, cette inconséquence des hommes qui se vantent d'être plus raisonnables que les autres en religion, est inexplicable. Si vous croyez au Fils de Dieu fait homme, croyez donc aussi à la gloire et à la puissance de sa mère,' et témoignez-lui au moins votre gratitude do vous avoir donné Celui que vous nommez votre Sauveur; et surtout dans vos peines de corps, d'espï*it et de cœur, invoquez l'assistance de celle par qui le plus grand des bienfaits a été accordé aux hommes, la grâce du salut. Croyiîz qu'elle fera pour vous, en particulier, par l'intercession de sa prière maternelle, ce qu'elle a fait pour tout le genre humain par sa soumission à la parole divine et en consentant humble'^ ment à devenir l'instrument de la miséricorde infinie.
En vérité, tout philosophe que je suis, et quoique jusqu'à ce jour j'aie fait profession de ne pas croire au surnaturel, et ainsi je suis bien désintéressé dans la ques-
tion, j'avoue que si demain je venais à Tadmeitre, comme ceux qu'on appelle les piciistes protestants, et qui sont simplement les hommes de foi parmi eux, je ne reculerais pas devant les conséquences de ma croyance. Je n'adorerais pas certainement la mère de Jésus-Christ, car elle est une créature humaine ; mais comme elle aurait à mes yeux, de plus que les autres, l'insigne privilège d'être Tépouse et la mère de Dieu, j'invoquerais son intervention auprès du Tout- Puissant, et je lui rendrais un tendre hommage comme à la mère de la famille chrétienne. C'est, du reste, ce que font les catholiques ; cl c'est justement parce qu'ils le font, qu'on ne veut pas le faire.
UN baptIme.
10 mai.
Voici une nouvelle affaire qui me tombe sur les bras, ou plutôt sur la conscience. Mon frère me demande d'être le parrain de son enfant qui va naître, ou, comme on dit, de le tenir sur les fonts du baptême^ moi qui ne sais que penser du baptême, et qui suis porté à croire que c'est une pure cérémonie sans vertu aucune, une espèce d'immatriculation sur le registre des chrétiens. Cela n'empêche pas que j'ai laissé baptiser ma fille, d^abord pour ne pas contrister la foi de ma femme, ensuite pour faire comme tout le monde, et ne pas causer de scandale dans l'Église à laquelle je suis censé appartenir. Je l'ai fait aussi, je l'avoue, parce qu'au fond n'étant pas sufllsamment édifié dans mon incrédulité, je ne voulais pas prendre sur moi-même la responsabilité d'un refus, ni surtout exposer mon enfant aux suites possibles de cette privation. Il m'a donc paru plus prudent de laisser faire.
m^appuyani sur ce dilemme : ou le baptême ne signifie rien, ou il y a dans cet acte religieux une vertu divine. S'il n'est qu^unc forme, il n'y aura rien à gagner, mais aussi rien à perdre, et s*il ne fait pas de bien, il ne peut pas faire de mal ; je ne risque donc rien à Tautoriser. Tandis que s'il s'y trouve réellement un avantage spirituel, je serais coupable de ne pas en faire profiler ma fille à laquelle il est offert; et en définitive, devant Dieu et devant les hommes, c'est moi qui en répondrais; ce que je n'ai pas voulu.
Dans le cas présent, sans doute, la position n'est pas la même. Mon refus ne ferait aucun tort à Tenfant, car à mon défaut on trouvera toujours un autre parrain. Seulemrnt, il contristera mon frère, sa femme, toute la famille, qui ne comprendront pas mon scrupule de conscience, puisque c'est une simple convenance à accomplir, et non une profession de foi à faire. Selon l'opinion du monde, ils n'y verront qu'un acte désobligeant pour eux, et un signe de peu d'affection. Tout cela est très -ennuyeux, parce que je ne puis leur donner des explications suffisantes, ne voulant pas me poser à leurs yeux en ennemi de la religion au point de ne participer à aucune de ses prescriptions, à aucun de ses usages. Dans le fond je ne suis pas aussi incrédule que je le paraîtrais. Cependant il m'en coûte de faire des actes positifs et extérieurs qui semblent m'engager en des croyances dont je doute à tout le moins, et d'aller à l'église répondre de la foi d'un enfant, quand je n'en ai pas moi-même. En m'examinani bien dans mon for intérieur, c'est le vrai motif de mon embarras ; car, en cette circonstance, le respect humain ne peut me gêner beaucoup, puisque le monde n'attache aucune importance à cette affaire, et qu'on voit tous les jours les hommes les moins religieux se prêter
D'UK PHILOSOPHE. 205
complaisamment à cette cérémonie comme à un devoir de société.
Ma conscience me demande donc si je ne vais point commettre un acte d'hypocrisie, une fausseté, un mensonge, en me posant devant TÉglise en chrétien fidèle, quand je ne le suis pas, en récitant une profession de foi qu'au fond je n'accepte pas, et enfin en promettant solennellement de contribuer, autant qu'il dépendra de moi, à conserver à cet enfant les avantages du baptême dont je ne profite pas moi-même.
J'ai beau me dire qu'aux yeux du monde c'est une pure formalité à remplir. Ma conscience répond qu'aux yeux de Dieu il y a plus que cela, il y a tout au moins un engagement d'honnête homme de faire ce que l'Église demande et ce qu'on lui promet, en adoptant spirituellement l'enfant, dans le sens qu'elle attribue à la chose, et non en celui qu'il plaira à chgicun d'y mettre.
Le meilleur moyen de me tirer de cette perplexité est d'examiner l'affaire à fond, afin de m'assurer si j'ai réellement des raisons sérieuses pour ne pas admettre l'efficacité du baptême, ou si je ne le repousse que par préjugé, sans m' être jamais rendu compte de ce qu'il peut y avoir dans ce sacrement, comme l'Église l'appelle. J'y ai cru autrefois, et je vais tâcher de me remettre dans Tesprit tout ce qu'on m'avait appris à ce sujet, en m' aidant de quelques livres de religion qui me sont restés de mon enfance.