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és 12 as Le ratelage éta agéable travail d
fois le moins fatigant, je vous Pour le premier
it, à mon avis, Je plus
avait.
quoi les vanner. Mais leur- netits bctteaux
Vrai bottes de foin, et celui qui fermait le rang en avait tout son raide à les rele-
‘ver. Quand le soleil plombe et qu’il n’y 4 PaS,une goutte de vent, râtle en échafourrée, les nent trempes .en navette d'ouvrir un nouveau la Cruche-à-l’eau, cach rang, afin de sr goïilon.
Vers les 4 heures, cendre les grand’cha
8: £:ussi, avant Tang, on déterrait ée sous le bout qu afraîchir un peu le gor-
Par la, on voyait des-
reltes avec tout leur dregail Si en sortant du repas, toutefois, On avait vu des tir
ants dans le nord, ou que le temps faisant mine de ce Chagriner, donnait à craindre des grêlons pour
l'après-midi, On pouvait, au forçail, com-
es foins, mais non toute-
devenaient vite de
mencer lé serrage aussitôt après le repas, quittes à faire des veilloches si le temps menaçait tout de bon. C'est alors que les râteleux devaient se démener; parfois, ils n'en étaient pas noirs de rire et ils auraient bien recédé leur place au fouleux pour des petites patates.
Et pourtant, ce pauvre ace n’était pas, lui non plus, aux petits oiseaux. Tant qu’il était dans le ber de la voiture, tout marchait comme sur des roulettes. Mais lorsque le foin dépassait les échelles, c'était une autre paire de manches, surtout si le cheval était un peu brouillon et toujours prêt à faire. des sauts croches quand les fourchetées lui arrivaient gros- . ses et drues sur les jambes ; qu'il lui fallait les placer, se placer et se tiendre debout :
vous me croirez si vous voulez, mais il . n'était pas toujours aux noces.
I} ne lui suffisait pas d'ailleurs de savoir se tiendre debout, mais encore de savoir fouler large, fouler dur et fouler haut. |
Fouler dur, cela dépend un peu de la cerporance du fouleur, car un marmoussin
ne saura jamais en venir à bout.
large est un t
réussi duquel,
fourrage ne se
Pendant qu'on empisait la Charrette, les rateleux n'étaient guère à plaindre :
en Suivant le chargeux, ils n'avaient qu’
l P de râteau par ci par là et à peigne le voyage lors
ati
charger le foin sur le fanil. C'est là qu’ils en prenaient une suée! la chemise en flacquait sur la peau et l’eau souvent leur en coulait au bout du nez.
‘ Si la serrée se faisait loin de la maison — quand nous allions chez Cahu par exemple — comme nous étions bien restés le soir, on embarquait sur le voyage pour revenir. Alors, un bras passé sous la -perthe (dans le cas où l’endormitoire nous prendrait), on se laissait bercer dans le foin tiède, en mangeant les pommes douces à mon onche Michel, chantant des rigodons ou rêvassant, selon les aptitudes et les goûts de chacun.
On arrivait à la maison — car on arrive toujours — et après le repas du soir, nous étions tellement rendus que nous n’avions pas l’envie d’aller jeunesser bien loin. La prière en famille terminée, on veillait, assis dans les marches de l’escalier, en regardant la nuit déborder de la rivière, eourir vers le rang du sud, puis remonter les côteaux du nord, atteindre la rochière 2 et les falles de pimbina, puis arriver au - ‘.— petit jardin et à la barrière, près du four.
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