CULTURE FORCÉE DES CHOUX-FLEURS
peu loin, à moins d'admettre que de son temps les têtes d’épingles étaient plus petites que du nôtre.
Dans le climat de Paris, où, nous l’avons déjà dit, les Brocolis peuvent traverser l'hiver, moyennant certaines précautions, on doit les semer en pleine terre au commencement de juillet, les éclaircir promptement après la levée, s’ils sont trop épais, — ce qui a lieu presque toujours, — et les transplanter dans la première semaine d'août à 65 centimètres l’un de l’autre. Lorsque le temps est à la sécheresse, on arrose fréquemment. Sur ces planches à Brocolis, les maraîchers sèment de la mâche ou des épinards. A l'approche des gelées, ils arrachent les Brocolis et les retransplantent jusqu’au collet, de façon à ce que leurs feuilles se touchent. Ils obtiennent ainsi un ralentissement de végétation qui, selon toute apparence, à le mérite de rendre les plantes moins sensibles à la gelée. Et lorsque viennent les grands froids, 1l suffit de couvrir les Brocolis de litière pour les sauver. Nous n'avons pas besoin d'ajouter qu’il faut leur donner de l’air et de la lumière toutes les fois que la température le permet. En procédant ainsi, on a des Brocolis qui pomment de bonne heure au printemps.
CULTURE FORCÉE DES CHOUX-FLEURS. — Les variétés de Ghoux-fleurs que l’on force d'habitude, sont le petit et le gros Salomon. A cet effet, on sème la graine de l’un et de l'autre en pleine terre, dans les premiers jours de septembre, un peu plus tôt dans le Nord, un peu plus tard dans le Midi. Dès que le plant a ses deux premières feuilles, non compris les cotylédons, on prépare des plan-
eo : LES CHOUX
ches au potager pour l'y repiquer. Cette préparation consiste à labourer les planches en question et à à placer des coffres de jardinier sur cette terre labourée. Après cela, on donne un coup de râteau dans l’intérieur des coffres et on charge le terrain nivelé de 4 à 5 centimètres de terreau, ou à défaut de terreau, d’un mélange d’excellente terre et de vieux fumier. Une fois ces préparatifs terminés, on lève les jeunes plants de Choux-fleurs avec la bêche et on les transporte près des coffres. Alors, on saisit les Choux de la main gauche un à un et on les enterre jusqu’au coliet dans des trous que l'en ouvre dans le terreau avec l’index dela main droite, et à 7 ou 8 centimètres l’un de l’autre. Aussitôt après, on donne un coup d’arrosoir, et il va sans dire que l’on continue les arrosages aussi longtemps ca la sécheresse l’exige.
Dans la dernière semaine de LC le ss habituellement, on prépare d’autres planches sur lesquelles on met d’autres coffres et aussi un lit de terreau, comme précédemment, et l’on y retransplante les Choux des premiers coffres un peu moins serrés qu'ils ne l’étaient d’abord. Les jardiniers font cela pour que la végétation n’aille pas trop vite, et pour endurcir le plant, expression très juste que les physiologistes n’ont pas encore remarquée. |
Dès que les premières gelées se font sentir, on se hâte de mettre les châssis sur les coffres. On les tient fermés ia nuit, et le jour, on les tient soulevés par derrière pour donner de l’air aux Choux-fleurs. À mesure que le froid augmente, on prend mieux ses précautions contre lui. Ainsi, on couvre les châssis d'un paillasson simple ou de plusieurs paillassons, et quand lhiver devient très rude, on