‹ Les choux, culture & emploiChapitre 20 sur 65 · CHOU CHINOIS OU PE-TSAI G · texte numérisé non relu

CHOU CHINOIS OU PE-TSAI G

tière au sortir de l'écurie ou de l’étable, c’est-à-dire toute mouillée. Elle se glace immédiatement et protége on ne peut mieux le tas de racines.

Sixième catégorie DU CHOU CHINOIS OU PE-TSAI

Chou Chinois. — Nous devons ce légume aux missionnaires ; ce sont eux qui nous l'ont apporté, il y a bel et bien des années déjà. Au dire de plusieurs, le Chou de la Chine est la perle des Choux; il est autrement fin que le Milan, le Cabbage et le Spruyt. L’éloge n’est pas exagéré; nous l'affirmons par expérience.

Le Chou Chinois n’est pas précisément une rareté. On le cultive en France et ailleurs dans quelques potagers de châteaux et aussi dans les jardins qui avoisinent nos principaux centres de population, mais cette culture reste stationnaire, ne gagne pas de terrain, ne s'étend pas ou sétend si peu que ce n’est point la peine d'en parler. Pourtant ce Chou n’est pas difficile sur le terrain; il pousserait en quelque sorte partout; 1l n’est pas non plus très sensible au froid, puisqu'il résiste à une gelée de Te cent. Pourquoi donc, cela étant, ne le propage-t-on pas, n’en parle-t-on pas davantage? Nous croyons en savoir la raison. Les jardiniers, dans le principe, ont traité ce légume en enfant gâté; ils l’ont semé sur couche et ont obtenu des plants si tendres, si frêles, si cassants, que l’on ne

savait en vérité comment les prendre et les tenîr pour les répiquér sans les rompre. Cette difficulté devait rebuter quelque peu les cultivateurs et les a rebutés en effet. Il faut ajouter à cela un autre inconvénient, c’est que le Chou Chinois est très sujet à s’emporter et qu'il ne forme pas la pomme comme on le voudrait. Ces deux raisons ne doivent pas toutefois nous le faire abandonner, parce que ses feuilles, même non pommées, sont excellentes et que les plus difficiles peuvent, à la rigueur, s’en contenter.

‘CULTURE DU CHOU CHINOIS. — On peut semer ce Chou à deux époques de l’année, en avril ou mai, Soit en place, soit en pépinière, et en août. Les derniers semis sont ceux qui réussissent le mieux. Si nous semons en pépinière, nous arrachons nos jeunes Choux dès qu'ils ont 8 ou 9 centimètres, et, pour cela, nous nôus sérvons d’un morceau de bois effilé ou du manche d’une fourchette en fer, et nous opérons une pesée afin de les soulever. Nous les repiquons à 15 ou 20 centimètres de distance l'un de l’autre, sur une planche ordinaire du potager; nous pressons légèrement la terre avec la main autour du collet, et nous arrosons. En opérant ainsi, la reprise se fait bien, surtout si l’on a eu -la précaution de répiquer les plants au déclin du jour, alors que la chaleur du soleil n’a plus la force de fiétrir les feuilles. On continue les arrosages deux fois par jour, matin et soir, pendant une semaine, à moins, s'entend, que le temps ne soit à l’humidité.

Lorsque les jeunes Choux se développent et semblent à la gêne, on enlève la moitié des plants pour donner de ‘espace aux autres, et l’on se sert des Choux arrachés

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