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CHOUX POTAGERS

d'hiver très robuste, de couleur plus foncée que le REétén dent et à côtes peu pRhROneÉeS,

Il ne diffère du précédent que par la couleur blonde de ses feuuiles; il est plus délicat, mais aussi moins rustique et ne résiste pas toujours, comme le précédent, aux hivers rudes,

Chou blonä d’hiver à grosses côtes.

Chou frangé, Chou fraisé, Fraise de veau. — On donne ces trois noms à une race de Chou, dont les feuilles lobées irrégulièrement, ondulent et se contournent sur les bords d’une façon qui rappelle un peu la fraise de veau. Ces feuilles sont d’un vert glauque.

CULTURE DES CHOUX POTAGERS. — Ces Choux, destinés à la consommation de l'hiver et des mois de mars et avril, ne doivent pas être semés de bonne heure, mais par cela même qu'ils ont à subir toutes les rigueurs de la mauvaise saison, il s’agit de maintenir leur rusticité et par conséquent d'employer une semence irréprochable. Pour l’obtenir, on suivra les conseils que nous avons donnés en parlant des Choux fourragers.

Il convient de semer ces Choux en pépinière dans la seconde quinzaine d'avril ou au commencement de mai. Le plus tôt possible, après la levée, on éelaircit de façon que les jeunes plantes ne soient pas gênées dans leur développement; sans cette précaution, on aurait des tiges Îrêles, élancées, étiolées, tandis qu’il nous les faut robustes, rustiques, en un mot solidement constituées et capables de traverser bravement l'hiver. Vers la fin de mai ou

Si LES CHOUX

dans le courant de Juin, on repique à demeure le plant de pépinière, en laissant entre les pieds des intervalles de On,60 seulement. Fort souvent, au moins dans les localités du Nord, que nous avons habitées, il est d'usage de repiquer ces Choux d'hiver parmi les pommes de terre précoces, entre les buttes. L’arrachage des tubercules équivaut à un labourage pour les Choux, qui, à partir de ce moment, restent seuls maîtres du terrain.

[l va sans dire que les Choux potagers d'hiver affectionnent les terres riches ou copieusement fumées; toutefois, il n'y a pas nécessité de les traiter avec un soin particulier et de butter les tiges en plein été, car on n’est pas pressé de récolter les feuilles, et l’on perdrait sûrement en rusticité ce que l’on gagnerait d'autre part. Îl est bon que ces plantes végétent avec modestie, qu’elles restent trapues et vrennent une consistance ligneuse. N'oublions pas qu’il en est de ces Choux comme des Choux fourragers, et que ceux qui résistent le moins à l'hiver sont précisément ceux qui ont été traités avec le plus d’égards en été. N'oublions pas non plus que si les Choux fourragers donnent leur principale récolte avant lhiver, nos Choux verts potagers ne donnent la leur qu'après l'hiver, et coneluons de cette distinction essentielle qu’il doit y avoir une différence entre la culture des uns et celle des autres.

On fumera donc modérément les Choux potagers d'hiver, on les sarclera et on les binera au besoin, mais on ne les buttera pas.

Pour ce qui est de la récolte, on peut rompre quelquesunes de leurs feuilles principales, lorsque la gelée les a attendries; mais le plus ordinairement on attend les mois

UHOUX FRISES

de mars et d'avril. Alors, et à mesure que les besoins"commandent, on coupe les sommités des Choux, de manière à laisser 3 ou 4 feuilles principales à l'extrémité du tronc. Ces feuilles de réserve appellent la sève et un certain nombre de rejets poussent sur la vieille tige. Ce sont ces rejets ou regains que l’on désigne improprement, en plusieurs endroits, sous le nom de Brocolis. On a ainsi double récolte.

Ce qui vient d’être dit s'applique particulièrement aux Choux d'hiver à grosses côtes. On n’attend pas souvent le printemps pour les choux frangés; on les livre d'ordinaire à la consommation en hiver, dans les intervalles des gelées, alors que les Choux cabus deviennent rares. On vend ces Choux frangés à la halle de Paris, par quantités plus ou moins considérables et à des prix qui rendent l'acquisition facile aux restaurateurs de dernier ordre qui tiennent plus à la quantité qu’à la qualité des denrées alimentaires.

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