Loth, Emigration, p
-2. Ptolémée, Geographia,\\,3, 11, 12, 19.
3. H. d'Arbois de Jui'.ainville, Les Celtes depuis les temps les plus anciens jusqu'en l'an 100 avant notre ère, Paris, 1904, p. 28-29.
4. Le nom de Cornovia (Cornubia) apparaît, pour la première fois, dans une poésie de saint Aldheni, au vn°-nne siècle (cf. Loth, R. Cel., xxn. 1901, p. 96).
5. M. Loth en a donné une liste dans la Revue celtique, xxn, 19)1, p. 98-100.
forme avec le comique un groupe absolument intime vis-à-vis du gallois '. »
Quant aux Bretons établis au sud-est de l'Ellé, dans le Vannetais, il est plus difficile de savoir de quelle région précise ils vinrent. Ce pays s'appela le Bro-Weroc (pays de Weroc), du nom du fameux chef breton qui dirigea les expéditions contre les Francs. De l'éloignement de cette contrée, il ne faudrait pas conclure qu'elle fut colonisée en dernier lieu. Einhard prétend que les premiers émigrants se fixèrent sur les terres des Vénèteset des Curiosolites 2. La ville de Vannes ne fut au pouvoir des Bretons qu'au ixe siècle, mais toute la côte au sud de cette ville jusqu'à la Loire, ainsi que les îles avoisinantes, dut être de bonne heure aux mains des Bretons 3. L'un des leurs, Macliau, frère du chef Conoo, occupe même, en 552, le siège épiscopal de Vannes. Il est probable que ce furent des tribus gai loises qui prirent possession du Vannetais 4. Le Vannetais oriental resta gallo-romain : il ne fut que faiblement bretonisé b.
Le centre de la péninsule, des monts d'Arrée à la Rance et à la Vilaine, beaucoup moins peuplé, était occupé par la vaste forêt de Brécilien, entrecoupée de
1. J. Loth, ibid., p. 99. — Le même savant linguiste dit encore : i Le comique moyen était incontestablement moins éloigné du breton armoricain pris dans son ensemble que le breton de Quiberon ne l'est actuellement de celui de Saint-Pol-de-Léon » (R. Cel., xvm, p. 402) et encore: « Linguistiquement, les bretons du Cornva'l étaient plus proches parents des émigrants que ceux de Galles » (R. Cel., xxx, p. 397).