‹ Les chrétientés celtiquesChapitre 104 sur 301 · I.otu, R. Cel, xxu, p · texte numérisé non relu

I.otu, R. Cel, xxu, p

christianisme dans la région armoricaine 1 . De saint Clair, en qui l'église de Nantes salue son premier évêque, on ne sait rien. Le pontife Similien, qualifié « gloriosus confessor » par Grégoire de Tours, paraît avoir vécu dans la seconde moitié du ive siècle 2. Eumelius, évêque de Nantes, est peut-être identique à l'Eumerius qui figure, en 374, au concile de Valence sur le Rhône. Eusebius, évêque du même siège, se rend au concile de Tours de 461 3.

En dehors de la cité des Namnetes, deux autres cités, celle des Redones (Rennes) et celle des Veneti (Vannes), étaient sûrement pourvues de sièges épiscopaux avant l1 arrivée des Bretons. Saint Patern fut consacré évêque de Vannes au concile qui se réunit dans cette ville, sous la présidence de Perpetuus, métropolitain de Tours, vers 465 *. Patern est un Gallo-Romain, non point un Breton. Les relations avec le prétendu chef breton Caradoc Briechbras sont fabuleuses b. On a cru que le quinzième canon du concile de Vannes, prescrivant l'unité liturgique dans la province de Tours, visait déjà les « dissonances » des Bretons 6, fraîchement établis sur le littoral, mais cela n'est pas très sûr.

M. Ferdinand Lot a émis l'hypothèse que les deux autres cités armoricaines, à savoir celle des Curiosolites et celle des Osismii, jouissaient également chacune d'un siège épiscopal dès la période romaine 7. Celui

1. Passio chez Ruinart, Acta marlyrum sincera, Parisiis, 1689, p. 294- 298; A. Sanct. Bol, t. V de mai, p. 28-2-284.

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