Cf. Lot, Mélanges, p. 24, note
3. « On n'ira pas prétendre cependant que Renaud n'était pas évêque d'Alet • (F. Duine). — Cf. Lot, Mélanges, p. 28-29.
4. Pour Dol, voir Chronique de Nantes, éd. R. Merlet, p. 39 et Duine, article cité et, en outre, Hermine du 20 déc. 1907, p. 83, du 20 janv. 1908, p. 125. — Pour Alet, voir la formule du Pontifical citée chez La Borderie, H. Br., Il, p. 528. — Pour Tréguier, Lot, Mélanges, p. 84.
tages (loc). Les deux plus célèbres monastères s'élevèrent aux deux extrémités opposées du pays, l'un à l'embouchure de l'Aulne, l'autre sur le bord de la Vilaine, Landévennec et Redon.
Guénolé (Winwaloe) naquit en Petite-Bretagne d'une famille d'émigrés. 11 fut instruit par saint Budoc dans l'île de Lavré1. Il vint s'installer, vers la fin du ve siècle, avec quelques disciples, au nord du pagus Porzoed, dans la presqu'île de Crozon et fonda là une lann, qui prit son nom, Lan-Towennoc, de l'appellation hypocoristique qu'il reçut à la façon irlandaise, To- Win-noc. De ce monastère, moines et ermites ne tardèrent pas à essaimer dans tous les coins de la Cornouaille. Divers indices laissent à penser que l'influence irlandaise se fit sentir à Landévennec plus qu'en aucun autre monastère breton2. L'observance monastique, la tonsure des moines, étaient scotiques. Elles restèrent en vigueur jusqu'en 818, date à laquelle Louis le Pieux, maître en Bretagne, à la suite de son triomphe sur Morvan, enjoignit à l'abbé Matmonoch de substituer aux us monastiques insulaires la règle de saint Benoît et à la tonsure celtique la corona romaine3.
Convoïon, né à Camblessac, était archidiacre de Vannes lorsqu'il se fixa avec cinq autres prêtres sur la terre de Roton, au plou de Bain, à lui donnée par le machtiern Ratwili (832). La règle de saint Benoît ne tarda pas à être introduite à Redon. Ce fut Gherfred qui l'y apporta de Glanfeuil4. Convoïon seconda les desseins de Nominoé. Le prince entoura l'abbaye de
1. Wurdestinus, Vila Wimualoei {A. B., vu, 1888, p. 172-249).
2. Voir la fin du paragr. précédent. — Saint Patrice y était grandement vénéré (Vita Winwaloei, i, 18, A. B., vu, p. 205). — Cf. Duine, Bréviaires et Missels des églises et abbayes bretonnes de France antérieurs, au XVIIe siècle, Rennes, 1906. p. 149.