LÉON, Epist. VIII (P. L., CXV
2. En Saint-Congar, canton de Rochefort-en-Terre, arr. de Vannes. Cf. La Borderie, H. Br., Il, p. 55, n. 5.
3. Sur cette date, voir Lot, Mélanges, p. 87 et F. Lot et L. Halphen, Le règne de Charles le Chauve, lre partie, Paris, 1909, p. 217.
4. Indiculus (Bouquet, VII, p. 288). — Chronique (Merlet, p. 33 sq.).
5. Nicolas, Epist. xxv (P. L., CXIX, 807). — Arthur de la Borderie a montré pour Nominoé une extraordinaire complaisance [H. Br., II, p. 52-59) .
En tout cas, le choix que fit Nominoé pour les remplacer ne paraît pas avoir été heureux. Une lettre synodale des évêques francs, rédigée en 850 ou 851, qualifie les nouveaux évêques bretons de « mercenaires » et même de « brigands ' ». Nominoé ayant expulsé, un peu plus tard, l'évèque Actard de Nantes, le remplaça par un certain Gislard que Léon IV traite de « voleur » et de « larron2 ». Ces nouveaux prélats sont appelés « pseudo-évêques » parles pères du concile de Soissons (866) 3. Cependant Nicolas Ier, écrivant, en 865, au roi Salomon, tient Festien de Dol, second successeur du Salocon déposé par Nominoé, pour un évêque véritable, puisqu'il le désigne en ces termes : Fralri et coepiscopo nostro Festiniano, qui ecclesiae Sancti Sanxonis praeesse dignoscitur 4.
On s'accorde à reconnaître qu'une autre réforme de Nominoé — celle-ci parfaitement conforme aux conceptions franques et romaines — fut de transformer les monastères-évêchés du type celtique en diocèses à territoire bien délimité.
L'érection à Dol d'un siège métropolitain suivit-elle immédiatement le conciliabule de Coëtleu '? Ce coup droit porté à la juridiction tourangelle fut-il l'œuvre de Nominoé? On l'a cru jusqu'ici \ Cependant M. Ferdinand Lot me paraît avoir raison de reporter à une date moins ancienne la création de l'archevêché de Dol. Dans les lettres de remontrances adressées soit par le pape, soit par les évêques francs aux évêques ou aux
1. Loup de Ferrières, Epist. 84 (If. G., Epist. VI, p. 70). — Sur la date, consulter Lot et Halphen, op. cit.. p. -2-20.