‹ Les chrétientés celtiquesChapitre 115 sur 301 · La Borderie, H. Br., II, p. U · texte numérisé non relu

La Borderie, H. Br., II, p. U

princes bretons, il n'est nullement question avant 862 de cette atteinte considérable portée aux prérogatives de Tours. Avant le concile de Soissons de 866, le nom de Dol n'est même pas prononcé. Dans les documents antérieurs à 862 il est bien parlé de la violation des droits de l'église de Saint-Martin ', mais cela peut s'entendre du parti-pris ancien des Bretons de ne pas assister aux synodes de la province, et de la coutume non moins ancienne de procéder aux consécrations épiscopales sans 1" assentiment du métropolitain. Évidemment cet assentiment n'avait pas été demandé lors de la consécration des quatre évêques nommés parNominoé 2. « 11 semble, dit justement M. Ferdinand Lot, que cette idée [de la métropole de Dol ]ait pris corps chez le prince breton [ Salomon (857-874) ] et ses évêques à la suite précisément des reproches véhéments des synodes. Sous la menace, ils se sont cabrés et, de passive, leur résistance sera devenue active 3. » Festien monte sur le siège de Dol en 859 4. Quatre ou cinq ans après son avènement, il s'avise de demander au pape le pallium. Cette démarche montre qu'il se croyait dès lors réellement métropolitain, ou du moins qu'il était résolu à se faire passer pour tel3. C'est probablement lui qui se para le premier de ce titre. Naturellement il n'obtint point le pallium souhaité. Il avait cru cependant mettre la main sur des précédents capables de faire impression à Rome. « Consultez, écrivait-il au pape Nicolas, les gesta de l'Eglise romaine (c'est-à-dire le Liber Pontificalis), vous y verrez

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