‹ Les chrétientés celtiquesChapitre 121 sur 301 · Cf. Skene, Celtic Scotland, t. II, p · texte numérisé non relu

Cf. Skene, Celtic Scotland, t. II, p

saint Patrice. Columba triompha par son ascendant et par ses miracles de leurs artifices magiques *. Il réussit à convertir Brude ; après quoi le christianisme se propagea plus facilement parmi ces rudes peuplades. Nous sommes peu renseignés sur les travaux de Columba et de ses auxiliaires chez les Pietés, mais nous pouvons supposer que la majeure partie des trentequatre ans que dura la peregrinatio du saint fut employée à des besognes d'apostolat.

En 574 Conall, roi des Scots de Dalriada, mourut. Son cousin, Aedhan mac Gabhran, lui succéda. Il fut sacré à Iona des mains de saint Columba 2.

A la différence d'un grand nombre d'abbés irlandais de la même époque, l'abbé d'Iona ne fut pas évêque. Il exerça cependant sur les églises et les monastères des pays voisins une juridiction comparable à celle d'un métropolitain. Cet état de chose surprenant existait encore en faveur de son successeur du temps du Vénérable Bède. « L'île, dit cet auteur, est régie par un abbé-prêtre, à la juridiction de qui toute la province, y compris les évêques, sont soumis par une disposition insolite [ordine inusitato). Cela est conforme à la condition du premier docteur de cette île, qui ne fut point évêque, mais seulement prêtre et moine 3. »

D'après Adamnan, le nom de saint Columba fut vénéré jusqu'en Espagne, en Gaule et au delà des Apennins, à Rome, & capitale de toutes les cités 4 » ; mais l'Angleterre lui doit une particulière reconnaissance. Car ce furent les fils de Columba qui vinrent s'établir à Lindisfarne et, de là, se répandant parmi les Angles du Nord, leur prêchèrent le christianisme, dont les

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