Vita Wandregiseli, 8, 9 (M. G., S. S.R.M.,V, p
2. Vita Filiberti, 2-5,8 (M. G., S. S. R. M., V, p. 385-589).
3. Vita Sigranni, 8, 9 (Maeillon, ii« s., p. 435). — Vita Desiderii (M. G., S. S. R. M., IV, p. 550).
'». Cf. W. Levison dans M. G., S. S. R. AL, V, p. 733-734.
qu'elle alla chercher la première abbesse de son monastère de Chelles ' .
;' 4. - Saint Fursy et les peregrini minores.
Ces dernières fondations n'étaient pas encore faites lorsqu'un Irlandais, qui pérégrinait déjà, depuis quelques années, en Grande-Bretagne «pour le Seigneur », était venu s'établir sur les bords de la Marne, à Lagny2. Ce personnage était saint Fursy. Il fut en relations avec Clovis II et le maire du palais Erchinoald 3, par qui Bathilde avait été arrachée à l'esclavage; mais nous ne savons pas si la pieuse reine et le moine irlandais se connurent.
C'est, sans doute, la renommée et l'exemple de saint Colomban et la prospérité des colonies monastiques de la Brie qui avaient attiré Fursy en ces lieux. Sa carrière n'y fut point de longue durée ; il mourut au village de Macerias (auj. Frohen), dans le Ponthieu, laissant les imaginations de ses contemporains frappées par les récits que l'on faisait de ses étranges visions4. Ses restes furent transportés à Péronne, sur l'ordre d'Erchinoald. Bien qu'il n'ait point déployé une activité comparable à celle de saint Colomban, son nom mérite cependant d'être mis en vedette dans l'histoire des migrations irlandaises, car son tombeau fut visité par ses parents et ses compatriotes; et ils y élevèrent le premier monas-
1. Vila Balthildls, 7, 8 [M. G., S. S. R. M., II, p. 490, 492).
•2. Lagny {Latiniacum), ch. -l.de c, arr. de Meaux (Seine-et-Marne). — sur la chronologie de S. Fursy, voir les notes de Ch. Plumher à son édit. de YH. E. de Bédé (t. II, p. 173). Il arriva probablement en Grande-Bretagne après 631 et partit pour la Gaule entre 640 et 6U.