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ManjI, Concil.. XIV

4. Ejnhakd, loc. cit. — « Venit iste Britlo vel Scoto (sic) ad illum alterum Brittonem, qui intus jacet. 0 Deus, libéra istud monasterium de istis Brittonibus; nam, sicut apes undique ad mairem revertuntur, ita lii omnes ad i9tum veniunt » (Vita Alcuini, 18; M. G., S. S., XVr 1, p. 193). — ALCUK, Ep. 83 (P. L., C, 1266).

les préoccupations de Charlemagne et de ses successeurs.

S 6. — Pèlerins et pseudo-pèlerins.

Les relations étroites des Carolingiens avec le Saint- Siège eurent pour résultat de populariser et de faciliter le pèlerinage de Rome. Bien que les peregrini insulaires, comme nous l'avons remarqué au début, fussent loin d'être tous des pèlerins, au sens strict du mot, il ne manqua cependant pas, parmi eux, d'individus dont les voyages furent orientés, dès le principe ou par occasion, vers un sanctuaire déterminé. Nous savons que Saint-Gall, Bobbio et Péronne attirèrent, après la mort de leurs fondateurs, plusieurs de leurs compatriotes. Cadroë, au xe siècle, inaugurera encore sa pérégrination par une visite au tombeau de saint Fursy ; Marianus Scottus se fera ordonner prêtre dans la basilique de Saint-Kilian, à Wurtzbourg ' . Mais naturellement ce furent surtout les limina Apostolorum qui exercèrent la plus grande attraction sur la pieuse imagination des habitants des îles2. Il est raconté que saint Molua (jv. 609), désirant accomplir un pèlerinage au tombeau des apôtres, vint en demander le congé à saint Maedoc, son maître. Celui-ci opposant quelques difficultés, le saint aurait nettement traduit la véhémence de son désir en ces termes : JSisi vider o Romain, cito moriar 3.

Rome fut donc fréquemment visitée par les pèlerins

i. Vita Kadroae, 19 {A. Sanct. Bol., 1. 1 de mars, p. 476). — Mariams Scottls, Chrotucon, ad an. 1081 [MLIX] (P. L., CXLVH, 786).

2. Voira ce sujet une note très érudite de A. P. Forbks dans The Lives of S. Ninian and S. Kentigern {The Historian$ of Scotland, ». V), Edinburgh, 1874, p. 261-266.

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