M. G., Poet. Lat., I. c, p
3. Flodoabd, Hist. Eccl. Rem., îv, .8(1/. G'., S. S. XIII, p. 597).
réparera le dommage subi : o Vincatvestra pietas raptorum impietatem ' ... »
S 8. — Les établissements charitables et monastiques des Scotti du Vir au X.1* siècle; les reclus.
Nous avons nommé, dans les pages précédentes, plusieurs évêques continentaux qui se sont signalés par leur zèle à prêter assistance aux Scotti : Faron de Meaux, Didier de Cahors, Ansoald de Poitiers, Hartgaire et Franco de Liège, les évêques de Cambrai. D'autres prélats s'employèrent à faire restituer aux Irlandais les établissements de secours ou de refuge que ceux-ci avaient fondés pour leurs compatriotes dans les lieux particulièrement fréquentés par eux, et dont on les avait injustement dépouillés. C'étaient des hospices spécialement destinés à abriter les voyageurs et les pèlerins [hospîtalia Scottorum) ou des monastères ouverts uniquement aux Scotti qui désiraient terminer leurs jours dans la retraite, sur la terre étrangère {monasteria Scottorum). Plusieurs établissements servaient à l'une et à l'autre institution à la l'ois.
A l'époque mérovingienne, on voit saint Bertin faire construire par quatre individus venus de Bretagne un refuge pour les pauvres et les voyageurs 2. On mentionne aussi la construction, vers 725, d'un xenodochium, à Moutiers-en-Puisaie, au S.-O. d'Auxerre, pour les Bretons qui se rendaient en pèlerinage à Rome 3. Mais ces établissements étaient destinés, le premier, aux pauvres et aux étrangers en général, le second