‹ Les chrétientés celtiquesChapitre 143 sur 301 · M.G.,Epist., VI, p · texte numérisé non relu

M.G.,Epist., VI, p

2. Folcuin, Ges'a abbatum. S. Derlini {M. G., S. S., XIII, p. 610). — Vitae Audomari, Bertini et Winnoci, 22 [M. G., S. S., R. M., V, p. 770).

3. Gesta Episcop. Autissiodorensium (M. G., S. S., XIII, p. 395;. — Cf. Lolp de Ferrières, Ep. H [Af. G., Epist., IV, p. 21).

aux Bretons seulement. C'est, à ce qu'il semble, à Péronne et à Honau qu'il faut aller chercher les plus anciens exemples de monasteria Scottorum proprement dits. On se souvient combien Charlemagne se montra diligent à faire rentrer les moines du cloître alsacien en possession de leurs biens usurpés. L'instrument qui prescrit cette restitution laisse croire qu'il existait déjà, antérieurement à l'année 772, plusieurs établissements analogues '. L'empereur travailla à multiplier ces institutions pieuses et charitables, qui étaient si fort de son goût. Mais le décri où tombèrent les Scotti sur la fin de son règne en arrêta brusquement le développement. On déposséda même les Irlandais de leurs fondations, et ceux qui en usurpèrent la direction, non seulement refusèrent d'accueillir les voyageurs qui s'y présentaient pour y être hébergés, mais même chassèrent les religieux qui vivaient là depuis de longues années et les réduisirent à la mendicité 2.

Ces faits nous sont connus par un canon du concile de Meaux de 845 qui demande précisément la réorganisation des hospices des Scots et leur restitution à leurs légitimes propriétaires et administrateurs. A ce concile siégèrent Wenilon, métropolitain de Sens, Hincmar de Reims et leurs suffragants, Rodulf de Bourges et quelques autres évèques. Les Pères du concile sollicitèrent l'intervention du roi. Ce roi était Charles le Chauve, le meilleur protecteur des Scots après Charlemagne ; il n'eut garde de repousser cet appel, et, à la diète d'Epernay (846), il confirma les mesures prises à Meaux en vue du rétablissement des hospitalia Scottorum 3.

1. Hallk, Kirchengeschichte Deulschlandë, p. 305. — Cf. M. G., Dipl. Rar.\ éd. E. Mii.bagher, I, n° 77, p. 111.

Page 1