‹ Les chrétientés celtiquesChapitre 151 sur 301 · Bède, H. E., i, 29 (P. L., XCV · texte numérisé non relu

Bède, H. E., i, 29 (P. L., XCV

:>. Consulter sur ce lieu Ed. Mac Clure, British Place-Names in their Historical Setting, London, 1910, p. 163-167.

usages défectueux qu'il suivait. Longue fut la discussion qui s'ensuivit : ni les exhortations ni les prières d'Augustin n'arrivèrent à fléchir les obstinés Bretons. Ils refusèrent absolument de collaborer avec les missionnaires romains à la conversion de leurs mortels ennemis. Malgré une guérison miraculeuse opérée sous leurs yeux par le prélat romain, à ce que rapporte Bède, ils déclarèrent ne pouvoir renoncer à leurs antiques coutumes avant d'avoir consulté leurs confrères. On décida donc de se revoir un peu plus tard.

Sept évêques bretons accompagnés de doctes personnages appartenant, pour la plupart, au célèbre monastère de Bangor sur la Dee, s'en vinrent d'abord prendre l'avis d'un saint anachorète sur la décision à prendre, puis acceptèrent de conférer une seconde fois avec Augustin. 11 arriva que, lorsque les Bretons se présentèrent devant l'archevêque, celui-ci, qui était assis, ne se leva pas de son siège. Cela blessa au vif la susceptibilité celtique. Les Bretons virent là, suivant l'oracle de l'anachorète, une marque d'orgueil ; ils se mirent en colère et se refusèrent plus énergïquement que jamais à tout accord. Cette seconde conférence eut lieu avant l'année 605 *.

Saint Augustin étant mort le 12 mai 605, Laurent, son successeur sur le siège de Canterbury, fitpar lettre, de concert avec Mellitus, évêque de Londres, et Justus. évêque de Rochester, une nouvelle démarche auprès du clergé breton. Mais cette tentative fut aussi vaine que les précédentes. Au temps où écrivait le Vénérable Bède, par qui nous connaissons ces faits, c'est-à-dire en l'an 731, les Bretons demeuraient encore intraitables-'.

Une autre lettre de Laurent et des deux mêmes

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