C. E. D., Il, p
les avocats de la « couronne », qui fut généralement acceptée par les diverses chrétientés celtiques en même temps que la Pâque orthodoxe. D'après Bède, c'est ainsi que les choses se seraient passées à'Iona1. Les Annales de Tigernach, au contraire, veulent que l'acceptation de la « couronne » ne s'y soit faite que deux ans seulement après celle de la Pâque2.
Au temps où Bède mettait la dernière main à son Histoire ecclésiastique, les Bretons ne s'étaient pas plus conformés, sur ce point, à la discipline romaine que relativement à la Pâque 3.
S 3. — L'administration du baptême.
L'une des trois conditions mises par Augustin au bon accord entre l'Eglise bretonne et la mission romaine était, nous dit le Vénérable Bède, que les Bretons administreraient le baptême selon la manière de la sainte Église romaine et apostolique /(. Mais en quoi l'administration du baptême chez les Bretons différaitelle de la pratique de Rome? C'est ce qu'il est bien difficile de découvrir. Aucun auteur, jusqu'ici, n'est arrivé à une solution satisfaisante. Le plus radical de tous, M.Fr. C.Conybeare, a prétendu que les Bretons administraient le baptême, non seulement irrégulièrement, mais même invalidement 5. L'argument qui lui semble le plus fort est celui qu'il tire d'une lettre du pape Zacharieà saint Boniface (1er mai 748?), dans laquelle il est parlé du décret d'un synode de Grande-Bretagne, décla-