‹ Les chrétientés celtiquesChapitre 186 sur 301 · Dans Tr. L., p. 336-337. Cf. BURY, Pat., p · texte numérisé non relu

Dans Tr. L., p. 336-337. Cf. BURY, Pat., p

2. Dans Tr. L., p. 382-356. — Consulter sur le but et la date de ce document Bcry, Pat., p. 287 et YAcademy des 7, 1* et 21 juillet 1888, p. II, 26 et 41.

ce que dut être, jusqu'aux réformes entreprises par Malachie et les autres, la nature de la primatie d'Armagh. Ce siège, en mémoire de Patrice, jouit d'une prééminence d'honneur et de certains privilèges honorifiques, du droit de visite, d'un droit d'évocation de certaines causes et, peut-être, d'appel, enfin du droit de lever un tribut.

Il ne faudrait pas prendre au pied de la lettre certaines expressions emphatiques du Liber Angeli qui pourraient faire croire à l'existence d'une centralisation tout à fait chimérique pour le pays et pour l'époque. En somme, l'autorité du siège primatial se réduisait à peu de chose. L'organisation métropolitaine se dessine bien faiblement encore dans la Collection canonique irlandaise, qui date du commencement du vme siècle. Il y est question d'évêques « comprovinciaux » et du droit qu'a le métropolitain de juger les causes de sa « province { » ; mais ces dispositions sont contenues dans les textes d'origine étrangère introduits en Irlande par les partisans, entreprenants à cette époque, de l'unification juridique et liturgique. Ils ne répondaient, sans doute, à rien de défini dans la pratique. Les textes canoniques indigènes sont absolument muets sur la matière 2. En 816, le concile de Celchyth écarte rigoureusement des fonctions sacrées les prêtres scots séjournant en Angleterre, et cela pour diverses raisons dont l'une est que, chez eux, il n'est tenu aucun compte du rang et de la dignité des métropolitains 3.

Nous aurons à dire, dans notre dernier chapitre,

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