‹ Les chrétientés celtiquesChapitre 189 sur 301 · De officiis, i, 50 (P. L., XVI · texte numérisé non relu

De officiis, i, 50 (P. L., XVI

3. Usher, A Discoutse of the Religion ancicntly professed by Ihe Jrishand British [Works, t. IV, p. 295).

4. Reeves dans Adam., Vila Col., p. 344. Il s'agit de l'élection de Fiacc. Voir Noies addit. à Tirechan, Tr. L., p. 345.

sage où il est question des peines à infliger aux évoques criminels. On y fait une distinction entre l'évêque vierge et l'évêque qui a eu une femme *.

Que ressort-il de tout cela? Simplement cette double constatation : premièrement, que les candidats aux ordres étaient très souvent mariés, à cette époque où Ton était promu au diaconat, à la prêtrise et à l'épiscopat à un âge plus avancé qu'aujourd'hui 2 ; en second lieu, que les bigames, suivant la doctrine énoncée par saint Paul pour l'épiscopat, étaient exclus des saints ordres3. Mais d'aucun des textes produits on n'est en droit de conclure que prêtres et évêques vivaient, après leur ordination, maritalement avec leur femme. Le traité De duodecim abusîonibus saeculi, quelquefois attribué à tort à saint Patrice, et dont on s'acccorde maintenant à placer la composition en Irlande avant l'an 700, retrace presque textuellement, d'après saint Paul, le portrait du parfait évoque, qu'il oppose à celui de Vepiscopus négligeas; mais, au lieu de reproduire purement et simplement le mot de l'apôtre, unius uxoris virum, il dit « ante episcopatum non plures habens uxores quam unara1 », ce qui est significatif. Partout où il est parlé de fils ou d'épouse de prêtre ou d'évêque, nous sommes en droit de voir un mariage contracté avant l'entrée dans les ordres, mariage dont l'ordination ôte l'usage aux époux.

Mais à cette conclusion on objecte un autre texte, que l'on croit, celui-ci, invincible. 11 est tiré de la première série des canons de saint Patrice5. Nous avons déjà eu

1. Senchus M6r, r, 57, cité par T. Oldex*, Church of Ireland, p. 121 sq. el Lea, Sacerdotal Celibacy, t. I, p. 360.

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