‹ Les chrétientés celtiquesChapitre 193 sur 301 · King, ibid., p · texte numérisé non relu

King, ibid., p

personnage étaient mariés, mais aucun d'eux n'était entré dans les ordres K .

Ces usurpations monastiques et épiscopales se produisirent, d'après Reeves, à partir delà fin du vme siècle. Elles coïncident donc avec l'ère des invasions danoiseseten furent probablementune des plus funestes conséquences2. Le monastère une fois pillé et les moines dispersés ou réduits à l'exil par les étrangers, la famille, dont les membres, jusque-là régulièrement entrés dans la vie monastique, avaient gouverné le monastère, crut pouvoir disposer, comme de son patrimoine, des biens monastiques abandonnés ou dévastés, et même les conserver après le rétablissement de l'ordre. Ainsi s'explique la succession des prétendus abbés mariés de Lusk et autres monastères ayant subi un sort pareil.

L'interdiction de l'usage du mariage après l'ordination est très expressément formulée dans les pénitentiels. Voici comment s'exprime à ce sujet celui de saint Colomban : Si quis autem clericus aut diaconus vel alicujus graduSy qui laicus fuit in saeculo cum filiis et filiabus, post conversionem suam iterum suam cognoverit clientelam 3 et filium iterum de ea genuerit, sciât se adulterium perpétrasse et non minus peccasse quam si ab juventute sua clericus fuisset et cum puella aliéna peccasset, quia post votum suum peccavit, postquam se Domino consecravit, et votum suum irritum fecitA. Ce texte nous apprend que les clercs en question étaient obligés à la chasteté par vœu, au même titre que les moines, et que le clerc ayant eu de sa

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