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Éd. Traube, Perrona Scottorum, p

4. Ph. Gilbert, LepapeZacharie et les antipodes [Revue des questions

nouvelles attirèrent des désagréments à Virgile1. Au siècle suivant, Jean Scot Erigène ne craignit pas de soutenir la même doctrine 2. La croyance à la sphéricité de la terre, dont la notion des antipodes est la conséquence, est d'ailleurs parfaitement indiquée dans une glose du Senchas Môr 3.

D'assez nombreux traités de grammaire, de dialectique et de métrique, ayant pour auteurs des Irlandais. Sedulius, Dubtach, Malsachanus, Cruindmelus, Dunchad, Dicuil, nous ont été conservés. Dicuil est surtout connu par son ouvrage de géographie : De mensura orbis terrae, écrit en 825 *. On a récemment retrouvé et publié un traité d'astronomie en prose et en vers du même auteur 3. La Bibliothèque Nationale de Paris possède un ouvrage inédit d'un certain Dunchad intitulé Annotationes in librum primum Pomponii Melae 6.

On se prit de goût, dès le vr siècle, dans les monastères bretons et irlandais. — et ce goût persista durant plusieurs siècles, — pour une latinité bizarre, prétentieuse, énigmatique, le plus souvent absolument indéchiffrable, dont les Hisperica famina sont le principal échantillon 7. Le vocabulaire est des plus excentriques. Ou bien les mots sont fabriqués à l'aide d'autres mots latins, quelquefois, comme on l'a re-

scientifiques, xn, 1885, p. 478-503). — H. Krabbo, Bischof Virgil von Salzburg und seine kosmol. Ideen {Mittheilungen des Itistituts fur Oesterreichische Geschichtsforschung, xxiv, 1903, p. 1-28). Cf. H. d'Arbois, /.'. Cel., XXIV, 1903. p. 221.

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