Rand, Der Kommentar..., p
3. Ancienl Laws oflreland, t. I, p. 27. '*. Éd. Letronne, Paris, 181i.
». Éd. Mario Esposito dans Pr. R.I. A., xxvi, sect. c, p. 378-446.
6. Ms. lat. 4854. Cf. Hist. lit. de la France, t. VI, p. 849-550.
7. M. F. J. H. Jenkinson a donné une édition des textes hispëriques, The Hisperica Famina, Cambridge, 1909. — M. Roger, op. cit., p. 238- 256, a fait de ces textes une étude approfondie.
marqué *} d'après des procédés recommandés par Martianus Capella, ou bien ils sont détournés de leur sens, ou bien ils sont formés du grec ou même de l'hébreu. Très fréquemment on trouve une périphrase déconcertante à la place du mot propre. Le style est informe et haché. La plupart du temps d'ailleurs la liaison des mots échappe totalement.
Ce n'est là qu'une des manifestations de ce goût trèsprononcé des clercs etmoines celtes, plus ou moins frottés de lettres, pour le rare, le difficile et Tésotérique. Les combinaisons étranges de mots et de pensées, les énigmes, les acrostiches, les langages secrets, la cryptographie, tout cela avait pour eux un charme singulier 2. Quelques lignes jointes au cryptogramme de Bamberg 3 accusent bien cette manie. Voici ce qu'on y lit : « Dubtach, durant qu'il était à la cour du roi des Bretons, Mermin 4, s'estimant le plus excellent des Scots et des Bretons, présenta cette inscription cryptographique aux sages Scots pour éprouver leur sagacité. 11 pensait qu'aucun Scot, à plus forte raison aucun Breton, ne serait capable de la déchiffrer en