M. Roger, op. cit., p
2. H. d'Arbois, Introduction à l'étude de la littêr. celt., p. 291. — M. Roger, op. cit., p. 268 sq., a fort bien débrouillé toutes ces questions.
3. A. Tougard, L'hellénisme au moyen âge (Lettres chrétiennes, t. III, p. 233).
4. Wiutley Rtokks dans VAcademy du 22 mars 1890, p. 207. Cf. R. Cel., XI, 1890, p. 370 et Rocer, op. cit., p. 266.
un insulaire pour les besoins de la controverse pascale * . Les mots grecs éparpillés dans d'autres ouvrages etles textes latins écrits en lettres grecques ne sont pas plus probants. Généralement, il ne faut voir là qu'un étalage pédantesque, purement superficiel, facile à réaliser à coups de glossaires, ou que fantaisies de scribes prétentieux ou plaisants. Pour qui connaît les habitudes d'esprit des Scots, c'est là une explication toute naturelle.
Mais au ixe siècle le progrès des études grecques dans le monde insulaire est certain. Cinq ou six Irlandais établis dans l'empire franc, à cette époque, possédaient des notions de grec 2. On conserve encore des glossaires grec-latin et des paradigmes de la déclinaison grecque écrits par des Scots de ce temps-là3, et aussi des textes bibliques grecs, deux psautiers, celui de Bâle et celui de l'Arsenal, à Paris — ce dernier attribué à Sedulius Scottus i — , un texte grec des Épitres de saint Paul (Bibliothèque roy. de Dresde, A. 145 b), un texte des quatre évangiles (Saint-Gall, N° 48), ces deux derniers manuscrits avec une traduction latine interlinéaire. Des Scots nous ont laissé encore des traductions latines des mots grecs renfermés chez Priscien et dans les Divinae institutîones de Lactance '\
Le Commentariolum in arlem Eutici grammatici, composé par Sedulius Scottus avant qu'il n'eût quitté
1. Br. Krisch, Studien zur chrisllich-niittelalt. Chronologie, p. 341 sq.
S. Cf. Mario Esposito dans Z. C. P., vu, 1910, p. 506. — E. Miller apporte des restrictions au sujet de Martin le Scot (Notices et extraits..., t. XXtX, 2e part., p. 17 sq.).
3. Ms, 44* de Laon. Cf. Miller, op. cit., Tracée, 0 Roma Nobilis, p. 362-363. — Ms. irlandais de Saint-Paul de Carintliie. Cf. Zimmer, Glossae hibernicae. p. xxxviii.