Roger, op. cit., p
3. Alduelm, Ep. ad Ethelwaldum (P. L., LXXXIX, 99-100).— Alcuin, Ep. 230 [M. G., Epist., IV, p. 437 sq. ; P. L., C, 501 sq.).
les princes anglo-saxons Oswald, Oswy, Aldfrith * . Un évoque picte dont nous ne savons pas le nom. nous est donné comme ayant fréquenté aussi les écoles d'Irlande -. Aldhelm dépeint, non sans jalousie, les étudiants d'Angleterre se rendant dans l'île voisine en troupes denses, portés par des flottilles {catervatim... classibus advecti) 3. C'est par milliers qu'un autre auteur chiffre les membres du personnel enseignant en Irlande (Scotti multa millia pedagogorum habebant)*. Il est vrai que les Scots firent preuve, vis-à-vis de leurs disciples étrangers, d'une rare libéralité. Non seulement l'enseignement était gratuit, mais le vivre, le couvert, les livres, tout était fourni gratuitement 5.
Or que venaient chercher auprès des maîtres scots tous ces disciples? Les textes nous le disent. Ils ambitionnaient par-dessus tout d'acquérir deux choses, l'art de l'ascèse et la science des divines Ecritures 6.
Tous les grands hommes déglise celtes : Patrice, Gildas, Colomban, Cummian, Aidan, Adamnan, Sedulius, étaient nourris des saintes lettres. D' Adamnan Bède dit expressément qu'il était « un homme bon et sage et très remarquablement versé dans la science des Écritures7 ». L'abbé d'Iona eut la bonne fortune de voir aborder au rivage de son île un pèlerin de terre sainte, poussé jusque dans ces parages par des vents contraires, le gaulois Arculphe, sous latdictée duquel
1. Bède, H. E., ni, 3, 7, 13, 23, 26, 27: IV, 178; v, 9, 10. 12. — Bède, Vita Cuthberti, xxiv (P. L., XC1V, 764). — Alcuik, Vita tVillibrordi, i, 4 (P. L., CI, 696). — Alcuix, Poema de pontif. et sanct. eccl. Eboracensis, v. 1010 (P.L., CI, 838; M. G., Poet. lat., I, p. 192). —Aldhelm, Epist. ad Eahfridum (P. L., LXXXIX, 92 sq.).
2. Vita Findani, 0 (Mabillos, A. Sanct. 0. S. B., IV, 1, p. 358).