Éd. Kuxo Meyer, Olia Merseiana, t. II, p
S 4. — Le droit canonique.
Les décisions des conciles de l'Eglise galloise sont purement pénitentiaires; nous nous en occuperons donc un peu plus loin à propos des livres pénitentiels. L'œuvre conciliaire de l'Église d'Irlande n'est guère considérable. Il s'est conservé deux séries de canons données comme de l'époque de saint Patrice. La première série est attribuée à un synode d'évèques, auquel auraient pris part Patrice et ses auxiliaires Auxilius et Iserninus. La seconde est placée sous le patronage unique de saint Patrice '. On peut encore ajouter la mention d'un canon renfermé dans le livre d'Armagh, attribué aux évêques Auxilius, Patricius, Secundinus et Benignus 2. Nous avons plus d'une fois déjà mis à contribution ces textes canoniques. Avec M. J.B. Bury, nous considérons la première série comme pouvant réellement remonter à Patrice. Toutefois, ces canons n'émaneraient pas d'une assemblée synodale ; ils auraient simplement fait l'objet d'une lettre circulaire adressée au clergé irlandais 3. Quant à la seconde série, son origine patricienne est beaucoup plus contestable. L'un de ces canons est en contradiction patente avec un passage de la Confession du saint A. Avec beaucoup d'ingéniosité et une grande vraisemblance, M. Bury a montré que ces seconds canons furent élaborés au sein d'un ou de plusieurs synodes irlandais du vne siècle,