‹ Les chrétientés celtiquesChapitre 224 sur 301 · Voir Kcno Meyer à l'art, cité ci-après, p · texte numérisé non relu

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de telles pratiques contribuèrent à favoriser l'introduction des indulgences proprement dites'. Plusieurs pénitentiels contiennent des catalogues dï arrea. Une petite collection De arrêts, munie de gloses irlandaises, apparaît isolée dans quelques manuscrits 2. M. Kuno Meyer a publié, en 1894, un traité fort curieux sur les arrea, rédigé en vieil irlandais vers le vme siècle3. Ici les arrea sont même donnés, ainsi que certaines des indulgences futures, comme applicables aux âmes des trépassés. L'opuscule débute par l'indication d'un arreum « qui sauve une âme de l'enfer » (évidemment « enfer » est ici pour « purgatoire »). Il consiste en 365 pater, autant de génuflexions, autant de coups de fouet, chaque jour, jusqu'à la fin de l'année, et, de plus, en un jeûne mensuel. L'influence de la Bible peut bien avoir contribué aussi à la fortune du principe de la commutation des peines 4.

D'après Loening et ses tenants, la pénitence privée ne serait, à l'origine, qu'une pratique monacale. Elle aurait été introduite, aux vne et vme siècles, dans le monde laïque sous l'influence de saint Colomban et des missionnaires irlandais et anglo-saxons, pour se transformer peu à peu en institution ecclésiastique universelle. C'est là une théorie inadmissible3. Ce qui est vrai, c'est que Colomban et ses disciples ont attiré avec

1. A. Boudinhon, Sur l'histoire des indulgences R. H. L. R., m, 1898.

2. Éd. Wasserschleben, Buss., p. 139 sq.; P. L., XCVf, 1326. Pour les gloses, Thés. Pal., II, p. 38.

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