‹ Les chrétientés celtiquesChapitre 226 sur 301 · P. L., CXXII · texte numérisé non relu

P. L., CXXII

syllogismes d' « inventions du diable », de « raisonnements ineptes », de « contes de vieilles femmes » et enfin, rééditant le mot de saint Jérôme contre Pelage, de « salmigondis scotique » (pultes Scotlorum)*.

L'autre grand ouvrage théologique de Jean Scot est le De divisione naturae, qui présente, sous forme de dialogue entre un maître et son disciple, une sorte de synthèse philosophieo-théologique 2. La méthode rationnelle y est encore accentuée. L'ouvrage fut également condamné. On a dit d'Érigène qu'il fut le « père des anti-scolastiques, le père du rationalisme, de la théosophie, du panthéisme et du faux mysticisme du moyen âge »3.

Un quart de siècle auparavant, un autre Irlandais, Dungal, s'était fait, au contraire, le défenseur de l'orthodoxie contre Claude, évêque de Turin, qui repoussait le culte des images, des reliques, de la croix du Sauveur, comme aussi la pratique des pèlerinages et l'invocation des saints. Le Liber adversus Claudiumi est dédié aux empereurs Louis et Lothaire. Il dénote une certaine érudition patrologique.

Nous n'avons pas à parler ici des Instructiones varîae de saint Colomban, dont quatre sur dix-sept seulement ont été reconnues authentiques par Otto Seebass, et qui, d'ailleurs, appartiennent au genre parénétique 5, ni non plus du De Fide, attribué parfois àsaintMochta de Louth, mais qui est l'œuvre du mystérieux Bachia-

1. Conc. de Valence, can. 4 et 6 (Mansi, XV, 5, 6). — Conc. de Langres, cari. 4 (Mansi, ibid., 538).

3. M. de Wou>, Histoire de la philosophie médiévale, p. 160, 179-185 et dans R. H. L. R.. v, 1900, p. 62.

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