P. L., CV
5. Nouvelle édit. dans la Zeitschrift fur Kirchengeschichte, xiy, 1891, p. 78 sq. Voir ibid., 1885, p. 567.
rius 1 , lequel n'est décidément ni un Irlandais ni un Breton.
En revanche, l'opuscule anonyme intitulé De tribus habitaculis, imprimé parmi les spuria de saint Augustin, est probablement d'origine insulaire2. Les trois demeures en question sont le ciel, l'enfer et le monde terrestre. Un autre écrit anonyme, le De duodecirn abusionibussaeculi3, attribué, tour àtoxxr, àsaintCypriende Carthage, à saint Augustin, à saint Patrice, acertainementétéécrit en Irlande, au vne siècle, commme l'a montré son dernier éditeur, M. Hellmann-4. Cet ouvrage est, comme le précédent, un traité de morale. Les douze abus qui y sont signalés sont : un sage sans œuvres, un vieillard sans religion, un jeune homme sans obéissance, une femme sans pudeur, un seigneur sans vertu, un chrétien querelleur, un pauvre orgueilleux, un prince inique, un évêque négligent, une populace sans discipline, un peuple sans lois.
Killen n'ayant trouvé dans le De tribus habitaculis aucune mention du purgatoire, en conclut, avec Usher, que la croyance à ce lieu de purification ne faisait pas partie de la théologie des anciens Irlandais5. Cependant recueils canoniques vies de saints, pénitentiels, livres liturgiques, sont là pour attester que la prière pour les morts occupait une place importante
1. L'attribution à Mochta se rencontre par exemple chez le Card. Moran, Essays on the Origin, Doctrines and Discipline of the Earty Irish Church, Dublin, 186i, p. 94, chez Salmon, The ancient Irish Church, Dublin, 18i»7, p. 17tM77. — Sur la nationalité de Bacbiarius voir l'article de 0. F. Fritzche dans la Zeitschrift fur Kirchengeschichte, xvir, 1896-97, p. 21 1-215.