‹ Les chrétientés celtiquesChapitre 24 sur 301 · Joyce, S. H., I, p · texte numérisé non relu

Joyce, S. H., I, p

4. Joyce, S. H., I, p. 168-170. — Sur les file, voir H. d'Arbius de Jcbainyille, Introduction à l'étude de la littérature celtique [Cours de littéral, celt., t. I), Paris, 1883, p. -241-365.

3 3. — Organisation politique et sociale des anciens Bretons.

On n'est pas très bien documenté sur l'organisation politique et sociale des anciens Bretons. Gildas manque de précision. Les deux meilleures sources d'information pour l'étude de la vie politique, de l'état des personnes et des terres au pays de Galles, sont les lois galloises, qui furent codifiées par Howell le Bon (907- 948), et les écrits de Giraud le Cambrien. Ces sources sont, il est vrai, tardives ; mais il y a lieu de croire que « la vie des Gallois du xe-xne siècles présente à peu près les mêmes traits que celles des Bretons au moment où ils entrent en rapport avec les Romains * ».

A l'arrivée des Romains, les Bretons n'avaient pas de villes. Ils menaient une vie pastorale et guerrière. Leurs habitations étaient de simples cabanes construites de branches entrelacées. La plus noble occupation et la plus enviée était la guerre. Ceux qui se distinguèrent dans les luttes contre le Germain et dont le sang resta pur de tout alliage étranger ou servile reçurent le nom de cymry, qui signifie « compatriotes 2 »

C'étaient les hommes libres. Sur leurs terres étaient établies deux classes de non-libres : les vilains (taeogion) et les esclaves {caethion) 3. Trois professions ouvraient à ces dernières classes le chemin de la liberté, celles de savant, de forgeron et de barde ; car, suivant une triade, la race a trois joyaux : le livre, la harpe et l'épée4.

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