‹ Les chrétientés celtiquesChapitre 25 sur 301 · Myvyrian Archaiology of Wales, Denbigh, 1870, p. 922, 5i · texte numérisé non relu

Myvyrian Archaiology of Wales, Denbigh, 1870, p. 922, 5i

Les principaux des cymry se dénommaient uchelwyr. Ils étaient, dans chaque principauté, les plus puissants personnages après le roi. Le roi n'était qu'un uchehvr insigne, dont la dignité était héréditaire '.

Toute l'organisation sociale et économique des Celtes de Bretagne est dominée, comme celle des Celtes d'Irlande, par le principe de la communauté de sang 2. L'unité politique et sociale est le clan (cenedl), groupement formé par la réunion des membres d'un même sang jusqu'au neuvième degré, de leurs clients et de leurs esclaves. Le chef du clan (pencenedl) est élu à vie. C'est en général le plus ancien des hommes valides de toute la parenté. Un tel système explique l'importance attachée aux généalogies dans l'ancienne société galloise. Les membres d'une même famille devaient se prêter une mutuelle assistance, venger le meurtre de l'un des leurs, obtenir compensation d'une offense faite à tout homme du clan. De là tant de contestations et tant de guerres.

5 4. — Le tempérament moral des Celtes des îles.

Chez les Celtes des deux rameaux insulaires le lien du mariage était beaucoup moins solide que chez les Gaulois du continent 3. Il consistait dans une vente de la fiancée faite par les parents au futur époux. Une femme valait, en Irlande, trois bêtes à cornes, plus le prix de l'honneur variant suivant la condition sociale4. Il y avait des mariages d'un an de durée. Les auteurs anciens accusent les Bretons, aussi bien que lesCalédo-

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