D. Cabrol, L'Angleterre chrétienne, Paris, 1909, p
3. Gildas, De excidio Britanniae, 66 {M. G., Aact.ant.,\lll.Chr. min., II, p. 168).
braità Iona, au temps de saint Columba, que le dimanche et les jours de fête, et lorsqu'on apprenaitle trépas d'un ami du monastère '. En Bretagne armoricaine, Riwenno et Condeluc, disciples de saint Convoïon de Redon (-f- 868), célébraient la messe chaque jour2.
La messe se disait d'ordinaire à une heure matinale3. Pourtant Adamnan offre un exemple de messe dite dans l'après-midi 4. Dans le passage en question, la célébration est précédée d'une ablution des pieds et des mains. S'agit-il là d'une lotion accidentelle et de convenance ou bien d'une lotion rituelle? Dans ce dernier cas il faudrait, sans doute, voir dans cette pratique un souvenir d'une prescription de l'Exode (xxx, 18-20). D'autre part, M. Warren a cru retrouver dans une pièce gaélique 3 la coutume orientale d'ôter ses chaussures en entrant dans le sanctuaire, coutume dont l'origine serait également à chercher dans l'Exode (m, 5) 6.
M. Henry Jenner a donné une bonne analyse de l'ordinaire de la messe dans les liturgies celtiques 7. Nous ne pouvons entrer ici dans une étude aussi détaillée. Nous nous contenterons d'indiquer, d'après des documents de diverses provenances énumérés plus haut, principalement d'après le missel de Stowe, les traits les plus frappants de la liturgie de la messe.
Le missel de Stowe contient une litanie des saints qui se disait au début de la messe, après la confession des péchés. Vingt-six des saints nommés dans cette litanie sont celtiques.