Lit. C C, p
3. Dans The i9th Eucharistie Congress. Report. 1908, London, 1009, p. 348-361.
que la coutume de la cofraclion existait ailleurs dans l'Église celtique (.
Suivant les traités de Stowe et du Leabhar Breac, la fraction se faisait sur la patène. D'après le premier traité, on divisait l'Hostie en un nombre de parcelles qui variait suivant l'importance de la fête. On devait obtenir jusqu'à soixante-six parcelles aux fêtes de Pâques, de Noël et de la Pentecôte. Le même document prescrit un arrangement compliqué des parcelles sur la patène pour les fêtes de Pâques et de Noël 2.
L'usage du baiser de paix à la messe, dans les liturgies celtiques, est attesté par une rubrique du sacramentaire de Saint-Gall qui porte le numéro 1394 : et dat sibi populus pacem 3 et aussi par l'étymologie du mot qui, dans toutes les langues celtiques, sert à désigner le baiser profane, mot qui vient du latin pacem 4.
S 4. — L'office divin.
La célébration de l'office divin était la principale occupation des moines. L'office comprenait les mêmes heures canoniales que de nos jours, sauf les compiles, qui n'ont qu'une attestation douteuse. Chacune de ces heures avait une signification mystique.
Les moines devaient se tenir correctement pendant l'office. Il leur était interdit de rire, de bâiller, de cra-
1. A. Sanct.Bol., t. VI de juillet, p. 584. Cité par F. Diine, Bréviaires et Missels..., p. 201, n. 2.— Vita prima Tutguali, chez A. delà Bordekie, Les trois vies anciennes de S. Tudual, Paris, 1887, p. 13. L'éditeur lait remonter ce dernier document au vi° siècle.