‹ Les chrétientés celtiquesChapitre 244 sur 301 · Lit. C. C, p · texte numérisé non relu

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4. Voir les références dans mon art. Celtiques [liturgie»), S 6. La Messe.

cher, d'éternuer et même de tousser durant la synaxe '. Qui ne réussissait pas à comprimer sa toux au début d'un psaume se rendait passible, suivant la Régula coenobialis de l'austère saint Colomban, d'un châtiment de six percussiones.

Au témoignage de saint Bernard, la laus perennis aurait été en vigueur, à une époque ancienne qu'il ne précise pas, au monastère de Bangor, en Irlande2.

Autempsdel'évêque Gillebert (1106-1145?) et de saint Malachie, l'office divin était, paraît-il, fort négligé en Irlande oucélébré suivant des règles peu canoniques 3. La liturgie fut l'un des points sur lesquels ces réformateurs s'appliquèrent à faire prévaloir les usages romains'1. Leurs efforts ne furent pas vains. Saint Bernard déclare que, de son temps, on était arrivé à célébrer les heures canoniales et à psalmodier, en Irlande, juxta morem universae terrae*.

Aucune règle monastique ne nous renseigne aussi bien que celle de saint Colomban sur l'ordonnance de l'office. La plus longue des heures canoniales, d'après cette règle, était l'office ad matutinam (laudes). Relativement à cet office, Colomban fait une distinction entre les nuits qui précèdent le samedi et le dimanche et les cinq autres nuits. Chacune des deux dernières nuits de la semaine, du 1er novembre au 25 mars, comportait ad matutinam 75 psaumes et 25 antiennes, une antienne par groupe de 3 psaumes, qui formait une choral . Du 25 mars au 24juin, on retranchait, chaque semaine, ad matutinam, une antienne et 3 psaumes, de sorte que, à la date du 24 juin, il ne restait plus que 12 an-

1. Ordo de Kil-Ros (P. L., MX, 564 c). — Colomban, Régula, 12 (P. L., LXXX, 217 b-c, -222 a).

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