‹ Les chrétientés celtiquesChapitre 245 sur 301 · lbid · texte numérisé non relu

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tiennes et 36 psaumes. C'est le minimum pour les laudes des dernières nuits. Les nuits allongeant à partir du 24 juin, chaque semaine, on ajoutait inversement une antienne et 3 psaumes jusqu'à ce que l'on eût atteint, au 1er novembre, les nombres consacrés pour l'hiver de 25 antiennes et de 75 psaumes *.

Pour les cinq autres nuits de la semaine, Colomban assigne ad malutinam 24 psaumes pour l'été, et 36 pour l'hiver, sans dire si l'on ménageait une gradation, suivant les époques, entre ce minimum et ce maximum.

Pour les heures du jour, elles devaient, d'après les traditions des anciens, se composer de 3 psaumes et se terminer par une série de six suffrages en forme de versets : 1° pro peccatis nostris, 2° pro omni populo christiano, y pro sacerdotibus, etc., 4° pro eleemosynas facientibus, 5° pro pace regum, 6° pro inimicis 2.

Les vêpres, ainsi que les offices ad initium noctis et ad médium noctis, avaient 12 psaumes.

Tout psaume récité à l'église était suivi d'une humiliation3. La règle de saint Ailbe d'Emly prescrit, pour une certaine période de l'année, cent génuflexions à matines, et, en tout temps, la récitation du verset Deus in adjutorium,etc, à la fin de chaque psaume4. La règle de saint Colomban5 enjoint aux pénitents seulement la récitation de ce verset trois fois sub silentio. L'Ordo de Kil-Ros parle d'une prostration à la fin de chaque psaume6.

D'après Cassien, dans les monastères d'Egypte, la

1. Cf. Dom Germajn Morin, Explication d'un passage de la règle de S. Colomban relatif à l'office des moines celtiques {R. B., xn, 189j, p. 203).

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