‹ Les chrétientés celtiquesChapitre 246 sur 301 · Loc cit., col. 564 b · texte numérisé non relu

Loc cit., col. 564 b

récitation du psaume était suivie d'une prière mentale, à genoux, puis d'une prostration, puis d'une collecte '. L'office des laudes, à Bangor, était également coupé de collectes. On trouve dans l'antiphonaire huit collectes post canticu/n, sept post Benedicite, une post très psahnos et six super Laudate dominum de caelis ; mais il ne semble pas que chaque psaume fût suivi dune collecte, comme l'a conjecturé M. Warren2.

Les moines celtes furent de grands récitateurs de psaumes, soit au cours du cursus, soit en particulier. Saint Colomban faisait réciter le psautier tout entier en deux offices. Les « trois cinquantaines » devaient être récitées journellement, d'après YOrdo de Kil-Ros, les règles de Maelruain, de saint Gomgall et de saint Ailbe d'Emly3.

S 5. — Caractéristiques et influences.

L'étude de la messe et de l'office divin révèle une accointance étroite entre les usages irlandais et les usages gallicans. Qu'y a-t-il donc de spécifiquement et de foncièrement « celtique » en définitive dans les liturgies insulaires? Voilà ce qu'il nous semble malaisé d'indiquer. M. Edmund Bishop, caractérisant quelque part la méthode des liturgistes irlandais, l'a dépeinte comme une méthode d'éclectisme ou, d'une façon plus pittoresque, de « rapiécetage » {tinkering method) 4. Les Celtes n'ont guère fait preuve d'originalité en matière liturgique. Ils n'ont marqué de leur caractère que quelques menues particularités. Nous les avons rele-

i. De coenobiorum institutis, n, 7 [P. L., XLIX, 91-94).

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